Les combattants de l’État islamique ont laissé sur le terrain des graffitis traitant les Kurdes de « chiens israéliens », suite à l’offensive majeure des peshmergas, brisant un siège djihadiste de plusieurs mois dans des zones du nord-ouest l’Irak samedi.

Une photo montrant un drapeau kurde avec l’inscription « Le drapeau des chiens israéliens » a été prise samedi et postée sur le site de presse kurde Rudaw, a déclaré au Times of Israel le chercheur Ceng Sagnic du centre Moshe Dayan de Tel Aviv.

Les liens entre Israël et les Kurdes sont profonds. Un agent du Mossad, Sagi Chori, a été envoyé pour aider son ami proche, feu le dirigeant emblématique kurde Mollah Moustafa Barzani, gérer les batailles kurdes contre l’armée irakienne dans les années 1960.

Il existe également des rapports d’entraînement de commandos kurdes par Israël. Les nationalistes kurdes ont tendance à considérer l’Etat juif comme un modèle à suivre pour un Kurdistan indépendant : une petite nation entourée d’ennemis et soutenue par un partenariat stratégique avec les Etats-Unis.

Les combattants de l’EI se sont repliés devant l’arrivée des peshmergas dans la ville de Sinjar, au sud de la montagne qui porte le même nom, et à Tal Afar, à l’est. Une victoire des peshmergas modifierait sensiblement la carte transfrontalière du califat autoproclamé du groupe Etat islamique.

Les troupes irako-kurdes autonomes de la région ont gagné le mont Sinjar avec de la nourriture et des secours, trois jours après le lancement d’une vaste opération dans la région, soutenues par des frappes aériennes de la coalition sous commandement américain.