Moshe Kahlon, l’ancien ministre Likud et nouvelle étoile montante des prochaines élections, a déclaré vendredi ne pas être opposé à des concessions territoriales si elles devaient mener à un accord de paix avec les Palestiniens. Il déclare qu’il ne manquerait pas une telle occasion si elle se présentait.

S’adressant à des jeunes Israéliens dans un pub de Tel Aviv, Kahlon s’est décrit comme « centriste, légèrement à droite » sur le spectre politique, et a pointé que le gouvernement actuel faisait preuve d’une « impuissance » sur le front diplomatique.

Kahlon, ancien ministre de la communication, populaire pour sa réforme dans le secteur de la communication israélien, développant la concurrence qui a fait chuter les prix des appels téléphoniques, a quitté le Likud avant les dernières élections en 2013. Cette semaine, il a annoncé qu’il allait former un nouveau parti en vue des prochaines élections du 17 mars.

Son parti non encore nommé devrait gagner entre 10 à 13 sièges dans la prochaine Knesset, et peut-être plus, si Kahlon se présentait comme le nouveau visage du centre israélien.

Selon les rumeurs, des relations tendues avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’auraient entre autres incité à quitter le Likud. Dans ses déclarations de vendredi, Kahlon a fait quelques allusions pointues à son ancien parti et son chef.

« Je viens du Likud. Le vrai Likud sait comment faire la paix, abandonner des territoires, et d’autre part, sait être prudent et responsable », a déclaré Kahlon. « Ma vision du monde est celle du vrai Likud qui a réellement su sauvegarder la Terre d’Israël. Quand il a fallu faire la paix avec la plus grande nation arabe [l’Egypte], il l’a fait, et quand il a fallu faire des compromis, il les a faits. »

Les déclarations de Kahlon semblent dénoter un changement dans ses positions. Dans le passé, il était opposé à un Etat palestinien et au démantèlement des implantations.

Malgré son appréhension envers Netanyahu et son parti, Kahlon affirme n’exclure aucun parti comme partenaire de coalition après les élections.

« Je rejoindrai quiconque voudra suivre mon calendrier », a-t-il dit. « Je n’exclurai personne. À mon avis, celui qui disqualifie se disqualifie lui-même. »

Kahlon considérerait un partenariat avec le ministre des Finances récemment démis de ses fonctions, Yaïr Lapid, et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman pour contrer l’alliance supposée entre Netanyahu et le ministre de l’Economie Naftali Bennett.

Selon un reportage de la Dixième chaîne mercredi, Kahlon, Liberman et Lapid discuteraient depuis des semaines d’une alliance potentielle, en amont d’une annonce d’élections anticipées.