Elie Hatem, conseiller politique de l’ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen, a accusé les « sionistes et francs-maçons » de contrôler « l’opinion publique » et les médias en France.

Le Pen a cédé en 2011 la présidence du parti qu’il avait fondé, et sa fille Marine en a repris les rênes.

« Nous savons que Marine Le Pen se rapproche de certains mouvements qui contrôlent l’opinion publique en France, a déclaré la semaine dernière Hatem, chrétien maronite d’origine libanaise, sur Al Arabiya TV. Une transcription de l’entretien a été traduite depuis l’arabe par MEMRI.

« Elle a agi ainsi afin de blanchir le Front national. Ces mouvements comprennent les mouvements sionistes et la franc-maçonnerie qui contrôlent la presse et le gouvernement en France », a déclaré Hatem.

Le journaliste d’Al Arabiya a interrompu Hatem, déclarant que c’était aux autorités françaises responsables des médias de répondre à ces accusations.

Hatem a répondu : « même certains sionistes le disent, c’est bien connu en France, c’est pourquoi tout le monde a peur d’en parler. C’est une sorte de dictature. »

Hatem a déclaré qu’il était membre du mouvement national français Action française, « un mouvement royaliste fondé par Charles Maurras ».

« Je suis contre l’idée de la laïcité soutenue par Marine Le Pen, comme je lui ai dit à plusieurs reprises », a déclaré Hatem.

« Les francs-maçons étaient responsables de la laïcité et ils ont fondé le gouvernement de la République française sur trois principes défendus par la franc-maçonnerie : liberté, égalité ey fraternité », a-t-il déclaré.

En 2014, Hatem était le candidat du Front national à la mairie du 4ème arrondissement de Paris. Il était une sorte de curiosité à l’époque, étant le seul membre d’Action française à participer à une élection, quelle qu’elle soit, depuis 20 ans.

Action française est un mouvement monarchiste d’extrême-droite fondé en 1899 en réaction au soutien des intellectuels de gauche à l’officier militaire français juif Alfred Dreyfus.

Maurras, cité par Hatem, est devenu l’idéologue du mouvement et l’a dirigé vers une direction catholique et anti-laïcité. Maurras appelait au renversement des principes de la Révolution française.

Maurras a été emprisonné après la Seconde Guerre mondiale et la popularité de son mouvement s’est évanouie. Ses idées sont cependant restées influentes dans certains cercles de l’extrême-droite française.

Quand Hatem a été candidat aux élections, ses collègues du Front national ont essayé d’atténuer ses liens avec Action française, présentant le mouvement comme un courant du Front national plutôt que comme une entité politique indépendante.