L’histoire de l’enfant caché durant la Shoah qui reçut un Prix Nobel de physique
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L’histoire de l’enfant caché durant la Shoah qui reçut un Prix Nobel de physique

François Englert est revenu, dans la presse belge, pour la première fois sur son enfance passée caché dans la campagne belge

Le magazine belge Paris Match rapporte l’histoire de François Englert, professeur de physique à Bruxelles ayant reçu le prix Nobel de physique en 2013 pour ses recherches sur le Boson de Higgs.

Pour la première fois, il a évoqué son passé d’enfant caché. « J’aurais bientôt 85 ans et je commence seulement à pouvoir parler publiquement de tout cela ».

« Même quand on a été sauvé, on ne ressort pas indemne de ce type d’expérience qui vous a conduit à côtoyer d’assez près une forme de barbarie », confie-t-il au journaliste Michel Rouffioux.

Mais ce passé enfoui « dans un tiroir » que François Englert pensait « bien fermé » à fini par resurgir peu avant la remise de son Prix Nobel.

« J’avais besoin de quelque chose qui me libère. Et ce fut le Prix Nobel (…). Le doyen du jury m’a demandé de lui fournir une courte biographie. Il m’a dit que j’avais un devoir moral de mettre au jour cette partie de ma vie ».

A partir de là, le professeur de physique d’origine polonaise a pu raconter aux siens la bravoure de la famille de Justes, les Jourdan, qui tenait le café de la gare à Lustin et qui l’avait caché pendant la Seconde Guerre mondiale. Une cache de courte durée puisque les Allemands sont sur leurs pistes.

Après l’arrestation d’un ami de la famille qui connaissait la cache par les Allemands, les Englert décident, juste à temps de changer de lieu.

« Nous nous sommes rendus à Annevoie (…) L’abbé Warnon (…) nous a beaucoup aidé. C’est devenu un ami de la famille ».

Des années plus tard, François Englert retournera sur les traces de cette famille. Il retrouvera Achille Moreels, qui les avait accueillis après leur première fuite.

« J’ai été surpris de constater la présence d’un cadre placé sur la cheminée. C’était une photo de moi. Il ne m’avait jamais oublié ! ».

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