Nanny Seyman a découvert le fromage (et aussi son mari) lors d’une de ses fréquentes escales en France en tant qu’hôtesse de l’air, raconte l’ambassade de France en Israël. « C’est bien simple, raconte-t-elle, à cette époque, mes repas était constitués uniquement de fromage, rien d’autre ! »

Alors, à son retour en Israël, elle décide avec son mari de convertir les Israéliens aux fromages français, et ouvre une petite épicerie dans le sud de Tel Aviv où l’on vend « brie, beurre, mayonnaise, moutarde, [et] sardines en boite ». Une épicerie qui connaîtra un succès grandissant.

Mais le chemin n’a pas été facile. « Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû me rendre à la Knesset pour tenter de faire réagir les députés […]. En 20 ans, les droits de douane pour les fromages frais sont passés de 156 % du total de la marchandise à 21 shekels le kilo et les quotas autorisés ont beaucoup augmenté, et ce n’est pas fini ! » explique-t-elle.

Un jour « les douaniers ont voulu jeter toute la cargaison de bleu car ils pensaient que le fromage avait pourri ! Pour les convaincre du contraire, il a fallu leur faire goûter et leur expliquer que les moisissures font partie de ce fromage ! » raconte-elle.