La fondatrice du Festival international du film de Jérusalem et de la cinémathèque de la ville sainte, Lia Van Leer, est décédée samedi à l’âge de 90 ans.

Née en 1924 en Roumanie, Lia Van Leer avait fondé en 1952 avec son mari Wim Van Leer le premier ciné-club israélien, calqué sur le modèle français.

Voyageant dans le monde avec son époux, producteur de cinéma et pilote, elle acquiert des centaines de films et fonde en 1960 la première institution israélienne d’archives cinématographiques.

En 1973, elle fonde la cinémathèque de Jérusalem, installée face aux murailles de la Vieille Ville.

Dix ans plus tard, elle crée le Festival international du film de Jérusalem, qui accueillera au fil des années les plus grandes vedettes du cinéma mondial.

Dans son bureau, où Lia Van Leer est venue travailler jusqu’à la fin de sa vie, trônaient des photos d’elle avec les grands noms du cinéma, d’Orson Welles à Simone Signoret en passant par Mastroianni ou Spielberg.

Membre de jurys de festivals dans le monde entier, elle avait reçu le prestigieux Prix d’Israël en 2004 et la Légion d’honneur en 2013.

Militante pour la paix, Lia Van Leer avait invité des réalisateurs iraniens à Jérusalem et apportait son soutien au cinéma palestinien.

« Mon but dans la vie est de faire aimer le cinéma au plus grand nombre de gens, et je continuerai de le faire tant que j’ai des forces », avait-elle déclaré à l’AFP, quelques mois avant sa mort.