L’armée libanaise a estimé dimanche qu’elle payait le prix fort de la lutte contre le « terrorisme » avec le sang versé par ses forces, au lendemain d’un attentat à Hermel, dans l’Est, dans lequel deux soldats et un civil ont été tués.

« Une fois encore, l’armée libanaise paie le prix fort avec le sang versé par ses membres pour combattre le terrorisme et établir la paix sociale », indique un communiqué publié quelques heures après l’attentat à Hermel, une ville où est bien implanté le mouvement chiite Hezbollah.

Le communiqué a aussi souligné que l’attentat du Hermel avait pour but de « semer le chaos et la peur » et doit « inciter les libanais à soutenir leur armée ».

Le Hezbollah a affirmé pour sa part dans un communiqué que cet attentat visait « tout le Liban » et que « le terrorisme était un danger pour tous les Libanais ».

Deux soldats et un civil ont été tués samedi dans un attentat suicide à la voiture piégée contre un barrage de l’armée à Hermel qui a été revendiqué par le « Front al-Nosra au Liban », considéré comme une branche d’un groupe lié à Al-Qaïda qui combat l’armée du président syrien Bachar el-Assad.

Le groupe a dit agir en représailles à l’implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie, où le mouvement chiite combat, lui, aux côtés des forces du régime.

Le Liban est plongé dans une spirale de violences liée au conflit en Syrie, qui a exacerbé les tensions entre musulmans sunnites appuyant en majorité les rebelles, et les chiites, emmenés par le Hezbollah.

Depuis juillet, lorsque le mouvement chiite du Hezbollah, a annoncé qu’il combattait aux côtés des forces gouvernementales syriennes, ses fiefs au Liban, la banlieue sud de Beyrouth et l’est du pays, ont été visés une dizaine de fois par des attentats.

Le dernier en date remonte à mercredi, lorsqu’un double attentat suicide contre le Centre culturel iranien à Beyrouth a coûté la vie à 11 personnes. L’Iran soutient également Damas dans sa guerre contre les rebelles.