Des sources de sécurité israéliennes ont reconnu mardi que le militaire espagnol de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) tué en janvier au Liban sud avait succombé à des tirs israéliens.

« Le soldat espagnol a en effet été tué par des tirs de l’armée israélienne, après une attaque du Hezbollah contre l’armée israélienne qui a tué deux soldats », a indiqué une source sous le couvert de l’anonymat.

Interrogé par l’AFP, l’armée a répondu dans un communiqué que le bombardement du bâtiment de la Finul était « un incident regrettable ».

« Il n’y a jamais eu intention de nuire aux forces des Nations unies » et l’armée israélienne « fait en sorte que de tels incidents ne se reproduisent pas », poursuit le communiqué. Une enquête a été menée et ses résultats ont été transmis à l’armée espagnole, de même source.

Israël et l’Espagne avait convenu de mener une enquête commune après la mort du caporal Javier Soria Toledo âgé de 36 ans.

Déployée pour surveiller la frontière israélo-libanaise, la Finul compte 10.274 membres venus 36 pays, dont près de 600 espagnols, déployés le long de la Ligne bleue, qui fixe la frontière libano-israélienne selon le tracé dessiné par l’ONU après le retrait israélien mettant fin en 2000 à 22 ans d’occupation du sud du Liban.

Le journal espagnol El Pais a publié dimanche des extraits du rapport confidentiel de l’Etat-major espagnol fondé sur les témoignages de militaires du contingent espagnol affirmant avoir été délibérément visés.