Eti Alon était vice-présidente de la division des investissements de la Trade Bank en Israël, quand un contrôle de la Banque d’Israël a révélé au grand jour d’importants détournements, rapporte Haaretz.

Alon avait volé quelque 254 millions de shekels (environ 50 millions de dollars selon le taux de change en 2003) à la banque, pendant cinq ans, afin de payer les dettes de jeu de son frère Ofer Maximov.

Après avoir reconnu les faits, elle avait été reconnue coupable en 2003 et condamnée à 17 ans de prison. Son frère fût condamné à 15 ans de prison et son père, Avigdor Maximov, à six ans d’incarcération. Il est mort peu de temps après avoir été libéré en 2007.

La commission des libérations conditionnelles a accédé en début de semaine à la requête d’Eti Alon, demandant sa libération anticipée après avoir purgé 12 ans de prison. Suite à cette décision, le représentant du ministère public à demandé le report de la libération, afin de pouvoir interjeter appel.

Selon l’avocat de Alon, Shani Illouz, la libération de sa cliente était plus que probable en raison du rapport de la commission des libérations conditionnelles datant de mai 2013.

Bien que sa demande de libération avait été à ce moment refusée, la commission avait indiqué que Alon avait « suivi un processus de réhabilitation en prison, exprimé ses regrets et participé activement à sa réinsertion et à celle d’autres prisonniers ».

Cette affaire avait entraîné l’effondrement de l’établissement financier. Les activités frauduleuses de Alon avaient également permis le détournement de fonds considérable pour le financement du crime organisé.