Avigdor Liberman, a balayé mardi les menaces palestiniennes de le traîner devant la Cour pénale internationale (CPI) pour avoir proposé de décapiter les Arabes israéliens déloyaux à l’Etat.

« J’ai vu que l’Autorité palestinienne allait se rendre à la Cour pénale internationale à La Haye après que j’ai dit que nous devions agir avec force contre nos ennemis et ceux qui agissent contre Israël », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

« Ils auront leur réponse quand je serai ministre de la Défense », a-t-il ajouté, en référence au poste qu’il convoite à l’issue des élections législatives du 17 mars.

A aucun moment, le ministre n’a démenti les propos que lui ont attribués les médias israéliens. Selon eux, il aurait affirmé, lors d’une réunion dans une université, à propos des Arabes israéliens « ceux qui sont avec nous devraient tout avoir ». Mais « ceux qui sont contre nous (…) On doit prendre une hache et leur découper la tête, sinon on ne survivra pas ici ».

Les Palestiniens ont annoncé qu’ils saisiraient formellement le 1er avril la CPI contre des dirigeants israéliens.

Cela fait des années qu’Avigdor Liberman demande que la nationalité israélienne soit retirée aux Arabes qui ne sont pas suffisamment « loyaux » à Israël. Et, au cours de la campagne pour les législatives, il a déclaré qu’il ne rejoindrait qu’une coalition prônant la peine de mort pour les « terroristes ».

Dans ce contexte, Liberman a dénoncé mardi les propos tenus par le porte-parole de la liste commune des Arabes israéliens, qui a établi un parallèle entre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui commet des atrocités en Syrie et en Irak, et le mouvement sioniste.

« Où l’EI a-t-il appris ces crimes? Regardez ce que le mouvement sioniste a fait en 1948. Des viols, des pillages, des meurtres, commis ici », a affirmé Raja Zaatry lors d’une réunion électorale dans une université du centre d’Israël.

Liberman a affirmé qu’il agirait afin que la citoyenneté de M. Zaatry soit révoquée « après les élections ».

Selon les sondages, le parti de Liberman, Yisraël Beiteinu, ne devrait pas remporter plus de cinq sièges sur les 120 que compte le Parlement. Il lui sera dans une telle situation difficile d’obtenir un portefeuille ministériel d’envergure.