Liberman exhorte les nations arabes à faire la paix avec Israël et à affronter l’Iran
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Liberman exhorte les nations arabes à faire la paix avec Israël et à affronter l’Iran

Le ministre de la Défense recommande vivement aux pays modérés de suivre l'exemple du président égyptien Anwar Sadate, le premier leader arabe à avoir fait la paix

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman utilise les jumelles durant une visite sur la frontière nord d'Israël, le 17 novembre 2017 (Crédit :  Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman utilise les jumelles durant une visite sur la frontière nord d'Israël, le 17 novembre 2017 (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense a vivement recommandé samedi aux nations arabes modérées de faire la paix avec Israël afin de mieux affronter la menace représentée par l’Iran.

« Après Daesh, l’Iran », a tweeté Liberman samedi, se référant à l’Etat islamique sous son nom arabe. [Feu le président égyptien] Anwar Sadat était un chef courageux, qui est allé à contre-courant et qui a ouvert la voie à la reconnaissance de l’importance de liens stratégiques avec Israël par d’autres leaders arabes ».

« 40 ans après sa visite historique en Israël, j’appelle les leaders de la région à suivre la voie tracée par le président Sadate, à venir à Jérusalem et à ouvrir un nouveau chapitre, non seulement en termes de relations d’Israël avec le monde arabe mais pour la région toute entière », a écrit Liberman.

Egyptian president Anwar Sadat addresses the Knesset during his visit to Israel on November 20, 1977 (photo credit: Flash90)
Le président égyptien Anwar Sadat prend la parole à la Knesset au cours de sa visite en Israël, le 20 novembre 1977. (Crédit : Flash90)

Sadate s’était rendu à Jérusalem avant la signature de l’accord de paix de Camp David avec Israël. Il avait été le premier dirigeant arabe à agir ainsi et il a été ultérieurement assassiné pour ses actions.

« Le Moyen-Orient a besoin aujourd’hui, plus que de toute autre chose, de la coalition des états modérés contre l’Iran. La coalition contre Daesh a terminé son travail et après Daesh, l’Iran », avait écrit Liberman dans un discours qui semblait destiné à l’Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite a, ces derniers jours, accru ses efforts pour contrer l’Iran et ses groupes mandataires au Yémen et contre le Hezbollah au Liban.

Cela fait longtemps que l’Arabie saoudite et l’Iran sont en désaccord et soutiennent les forces chiites et sunnites en opposition à travers la région. Même s’ils ne partagent pas de liens diplomatiques officiels, Israël aurait forgé des liens avec l’Arabie saoudite et les états du Golfe en raison d’une méfiance commune face à l’Iran.

Ces derniers jours, les choses se sont concentrées autour du Premier ministre libanais Saad Hariri, qui a démissionné durant un voyage en Arabie saoudite et qui y était resté depuis. Il est arrivé samedi en France et a promis de retourner à Beyrouth d’ici mercredi.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri après avoir rencontré le président français au palais de l’Elysée de Paris, le 18 novembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas Samson)

La démission de Hariri a été largement envisagée dans le cadre d’une escalade dans la bataille d’influence qui oppose l’Arabie saoudite et l’Iran.

Hariri, qui possède la double nationalité saoudienne et libanaise et qui bénéficiait du soutien de Riyadh, a annoncé sa démission le 4 novembre.

Il a indiqué craindre pour sa vie, accusant l’Iran et le Hezbollah de déstabiliser son pays.

Suite à la défaite de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, Israël craint que les forces appuyées par l’Iran ne viennent remplir le vide laissé. L’Etat juif a également affirmé qu’un cessez-le-feu négocié entre les Etats-Unis et la Russie n’allait pas assez loin concernant la mise à distance de l’Iran des frontières d’Israël.

Israël a expliqué dimanche ne pas se sentir lié par l’accord, les ministres indiquant que le pays continuera à opérer de l’autre côté de la frontière lorsqu’il le jugera nécessaire. Israël a répété qu’il ne tolérera pas la présence iranienne le long du Golan et qu’il ne permettra pas à l’Iran de s’enraciner en Syrie au niveau militaire.

L’accord de cessez-le-feu, annoncé dans un communiqué américano-russe samedi dernier, réclame la « réduction avec l’élimination ultime » des combattants étrangers dans le sud de la Syrie.

La BBC a publié le 10 novembre des photos prises par satellite qui montreraient la construction d’une base militaire iranienne permanente en Syrie.

Selon le reportage de la BBC, la base est située sur un site utilisé par l’armée syrienne à proximité d’El-Kiswah, à 14 kilomètres au sud de Damas, et à 50 kilomètres de la frontière israélienne.

Image satellite d’une base iranienne présumée en Syrie datant du mois d’octobre 2017 (Crédit : Airbus, Digital Globe and McKenzie Intelligence Services/BBC)
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