Liberman : il n’y a pas de forces militaires iraniennes en Syrie
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Liberman : il n’y a pas de forces militaires iraniennes en Syrie

Le ministre de la Défense a pourtant dit qu’il y a des conseillers iraniens dans le pays voisin et que Téhéran prévoit d’étendre la présence chiite

Avigdor Liberman, ministre de la Défense (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite). (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avigdor Liberman, ministre de la Défense (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite). (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Défense Avidgor Liberman a déclaré mardi qu’il y a des conseillers militaires iraniens, mais pas de soldats, sur le sol du voisin syrien.

Les commentaires de Liberman sont intervenus après les avertissements formulés à plusieurs reprises par le Premier ministre Benjamin Netanyahu au cours des récentes semaines que les Iraniens établissaient un bastion militaire dans le pays.

« Il est exact qu’il y a quelques conseillers et experts iraniens [en Syrie], a déclaré Liberman au site d’information Ynet. Mais il n’y a pas de forces militaires iraniennes sur le sol syrien ».

Liberman, qui dirige le parti Yisrael Beytenu, a déclaré que c’était la stratégie iranienne de développer son influence régionale, notamment par le biais du Hezbollah, organisation terroriste basée au Liban, et le rebelles chiites houthis au Yemen.

« Ils ont les mêmes projets en Syrie : créer toutes sortes de milices chiites composées de mercenaires qu’ils feront venir d’Irak, d’Afghanistan et du Pakistan. Nous ne permettrons pas à l’Iran d’avoir une base en Syrie », a souligné Liberman.

« Tous les acteurs dans la région savent que nous sommes la puissance la plus importante dans notre région. Israël est une puissance régionale », ajouté le ministre de la Défense.

Il y a deux jours, une chaîne d’information israélienne a annoncé que Netanyahu avait mis la Syrie en garde contre le président Bashar el-Assad et prévenu qu’Israël interviendrait militairement dans la guerre civile syrienne si Assad donnait une autorisation formelle à l’Iran d’établir une présence militaire en Syrie.

L’avertissement précisait qu’Israël sortirait de sa politique de non intervention qu’il a maintenue pendant les six années de la guerre civile jusqu’à présent, a déclaré Ehud Yaari analyste Moyen-Orient de la chaîne, si Assad « invite les forces iraniennes à s’établir en Syrie via un accord dans ce genre ».

L’Iran a fourni un soutien logistique, technique, financier et d’entraînement significatif au régime et aux forces d’Assad, avec également le déploiement de conseillers militaires et de quelques troupes de combat en Syrie. L’Iran arme, entraîne et finance également le Hezbollah, qui a envoyé de milliers d’hommes armés combattre aux côtés des troupes d’Assad.

La référence à toute « invitation » ou « accord » informel syrien avec l’Iran, expliquait-on dans le reportage TV, provient du fait que l’Iran et la Russie discutent des futurs accords pour la Syrie, selon lesquels toutes les forces étrangères quitteraient le pays, sauf celles qui sont présentes par accord avec, ou invitation de, Assad. Les forces de Russie sont engagées en Syrie sur la base d’une telle invitation, et l’objectif de Netanyahu à formuler un avertissement « est d’empêcher Assad de faire » une invitation similaire à l’Iran.

Les Iraniens, notait-on dans le reportage, veulent construire « une base navale, peut-être pour des sous-marins, une base aérienne et des usines d’armes pour des armements de précision ».

Le président français Emmanuel Macron, à droite, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu au palais de l’Elysée, à Paris, le 16 juillet 2017. (Crédit : Geoffroy van der Hasselt/AFP)

La semaine dernière, Netanyahu a dit au président français Emmanuel Macron qu’Israël percevait toute activité iranienne en Syrie comme « une cible » pour ses forces, et qu’Israël pourra mener des frappes contre des objectifs iraniens si ses besoins sécuritaires l’exigent.

Image satellite d’une base iranienne présumée en Syrie datant du mois d’octobre 2017 (Crédit : Airbus, Digital Globe and McKenzie Intelligence Services/BBC)

Au début du mois, la BBC, citant un officiel occidental de la sécurité, a noté que l’Iran construisait une base permanente sur le site utilisé par l’armée syrienne à proximité d’el-Kiswah, à 14 kilomètres au sud de Damas, et à 50 kilomètres de la frontière israélienne.

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