Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Liberman, a imputé mardi aux forces gouvernementales syriennes l’attaque ayant tué un adolescent israélien sur le Golan.

« Nous avons reçu toutes les analyses et les renseignements : il est clair que ce sont les autorités syriennes », a accusé le ministre israélien à la radio publique.

« Les forces d’Assad ont tiré sur le civil israélien, sur les véhicules qui s’étaient arrêtés à la frontière, et ils doivent payer le prix », a averti M. Liberman.

Un adolescent arabe israélien de 15 ans, fils d’un contractuel civil du ministère de la Défense, a été tué dimanche quand un missile a touché leur voiture sur le Golan.

L’armée israélienne a évoqué « une attaque intentionnelle » mais elle n’avait pas précisé si elle avait été menée par les troupes gouvernementales ou les rebelles syriens.

Des chars israéliens avaient riposté dans l’immédiat et lancé plus tard des raids aériens sur des positions et QG de l’armée syrienne.

La Syrie a appelé lundi le Conseil de sécurité de l’ONU à condamner « clairement la violation flagrante » de son territoire par Israël, après le bombardement qui selon Damas a causé la mort de quatre soldats.

M. Liberman a prévenu qu’Israël réagirait de la même manière si cela devait se reproduire : « J’espère que Damas a bien reçu le message ».

L’armée israélienne a entre-temps affirmé qu’elle « surveillait la frontière de très près » et se tenait « prête pour tout développement », sans changement majeur dans son déploiement à la frontière.

« Il semble que la situation soit sous contrôle », a indiqué à l’AFP le porte-parole militaire Peter Lerner.