S’adressant au corps diplomatique israélien et au président Shimon Peres à la résidence présidentielle à Jérusalem à l’occasion du 66e Jour de l’Indépendance d’Israël, Liberman a affirmé que le Hamas était sûr de gagner des élections à venir dans l’Autorite palestinienne avec une large avance.

« Le Hamas est sur ​​le point de prendre le contrôle de l’ensemble de l’Autorité palestinienne », a-t-il assuré.

La participation du Hamas aux élections du Conseil législatif de l’Autorité palestinienne en 2006 a conduit le groupe à une victoire écrasante et à un gouvernement d’union difficile avec le Fatah du président Mahmoud Abbas.

Les luttes de pouvoir entre les groupes ont mené en 2007 à la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas de manière violente. Depuis lors, le Hamas règne sur Gaza tandis que l’Autorité palestinienne contrôle la Cisjordanie.

Liberman a déclaré que le retour du groupe terroriste dans la politique de la Cisjordanie signifierait la fin du pouvoir du Fatah là-bas.

« Peu importe quand les élections auront lieu, il est clair que le Hamas va les gagner haut la main », a déclaré Liberman. « Abbas a porté le Hamas au pouvoir à Gaza et maintenant il le porte au pouvoir en Judée et Samarie. »

« Cependant, nous sommes déterminés à empêcher que la Judée et la Samarie ne deviennent le nouveau Gaza », a-t-il ajouté.

Liberman a également accusé l’Autorité palestinienne de n’avoir
« absolument aucun désir » de parvenir à la paix avec Israël, affirmant qu’Abbas a « délibérément fait exploser » le récent effort des États-Unis pour parvenir à un accord.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé le mois dernier qu’Israël se retirait du processus après qu’ Abbas ait étonnamment conclu un accord de réconciliation avec le Hamas.

Pour Liberman, le dirigeant palestinien « doit décider s’il est prêt pour la paix et avec qui. Il est impossible de faire la paix avec Israël et avec le Hamas ».

Selon le ministre des Affaires étrangères, Abbas a cherché à épuiser Israël à travers la poursuite d’une négociation infructueuse.

« Même si nous célébrons la Journée de l’Indépendance et pas Pourim », Liberman a plaisanté, « il est temps de faire tomber le masque de Mahmoud Abbas et d’affirmer clairement qu’il rejette systématiquement la paix. »

La conseillère pour la sécurité nationale des États-Unis Susan Rice arrivera en Israël mercredi pour des entretiens de haut niveau qui devront sans doute aborder l’état du processus de paix, ainsi que le prochain round de négociations entre l’Iran et les puissances occidentales au sujet du programme nucléaire de la République islamique.

La porte-parole adjointe du Département d’État américain Marie Harf a rejeté lundi les informations selon lesquelles le secrétaire d’État John Kerry avait décidé de démanteler l’équipe de négociateurs basés sur le terrain à Jérusalem depuis des mois, afin d’essayer de faire avancer le processus de paix israélo-palestinien.

« Nous allons examiner la nouvelle situation, et tirer les conclusions en terme de personnel, » a-t-elle déclaré aux journalistes.

Martin Indyk aurait été cité de manière anonyme dans une interview dans le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, selon laquelle les responsables américains blâment Israël pour la dégradation dans les négociations et auraient déclaré que Netanyahu « n’avait pas bougé d’un pouce. »

Selon Harf, aucune des parties n’est à blâmer, « les deux parties ont fait des choses qui étaient incroyablement inutiles. »