Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a qualifié samedi de « provocation » l’annonce par l’Iran du tir d’un nouveau missile d’une portée de 2 000 kilomètres.

« Le missile balistique qu’a tiré l’Iran constitue une provocation à l’égard des Etats-Unis et de ses alliés dont Israël, et un moyen de tester nos réactions », a affirmé le ministre dans un communiqué.

« C’est une preuve supplémentaire de l’ambition de l’Iran à devenir une puissance mondiale pour menacer les pays du Moyen Orient et tout les pays du monde libre », a-t-il ajouté.

« On peut imaginer ce qui pourrait se passer si l’Iran se dotait de l’arme nucléaire à laquelle ce pays aspire. Il ne faut pas qu’une telle chose se produise », a ajouté Liberman.

L’Iran a annoncé samedi avoir testé « avec succès » un nouveau missile d’une portée de 2 000 km au moment où les Etats-Unis dénoncent le programme balistique de Téhéran et menacent de sortir de l’accord nucléaire.

« Tant que certains parlent de menaces, le renforcement des capacités de défense de notre pays se poursuivra, et l’Iran ne demandera la permission d’aucun pays pour produire différents types de missiles », a affirmé samedi dans un communiqué Amir Hatami, le ministre iranien de la Défense.

Le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la division aérospatiale des Gardiens de la révolution, a été cité vendredi par l’agence de presse officielle IRNA, quand le missile a été dévoilé, déclarant que « le missile Khoramshahr, d’une portée de 2 000 kilomètres, peut transporter plusieurs têtes conventionnelles pour frapper plusieurs cibles à la fois. »

Le Premier ministre  Benjamin Netanyahu devant la 72e session de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit :  Timothy A. Clary/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois dénoncé la semaine dernière à la tribune de l’ONU à New York l’accord nucléaire conclu en 2015 entre les grandes puissances et l’Iran.

Le texte vise à contrôler le caractère civil des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée progressive de sanctions contre Téhéran. Netanyahu estime cependant qu’il permet à l’Iran de développer ses programmes nucléaires en s’abritant derrière l’accord.

Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que cet accord était « l’une des transactions les pires et les plus biaisées dans lesquelles les Etats-Unis soient jamais entrés ».

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) chargée de contrôler les activités nucléaires iraniennes, Téhéran s’est conformé jusqu’à présent aux termes de l’accord de 2015.

Vendredi, le président iranien Hassan Rouhani avait juré que l’Iran renforcerait ses capacités balistiques, malgré les critiques américaines.