Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a déclaré jeudi 30 janvier qu’Israël n’a pas l’intention de laisser les Israéliens vivre sous contrôle palestinien dans le cadre d’un accord de paix.

La déclaration de Liberman était en contradiction avec une information récente provenant de fonctionnaires du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, comme l’a signalé Times of Israel dimanche, que Netanyahu a l’intention d’insister pour que les résidents israéliens des implantations aient la possibilité d’y demeurer et ce sous contrôle palestinien s’ils le désirent.

Au cours d’une visite à Katzrin, dans le plateau du Golan, Liberman a commenté le conflit opposant ces derniers jours Netanyahu et Naftali Bennett, affirmant que Bennett a eu raison de présenter des excuses au Premier ministre. « On peut être en désaccord avec le Premier ministre, et l’on peut discuter avec lui, mais on ne peut pas s’en prendre au Premier ministre « , a déclaré Liberman.

La dispute entre les deux hommes a débuté lorsqu’un proche fonctionnaire de Netanyahu a déclaré que celui-ci croyait que l’on devait laisser le choix aux résidents israéliens de Cisjordanie de rester dans leurs maisons sous contrôle palestinien, sous n’importe quel accord de paix.

« Sa constante position a été d’afficher l’idée que ces implantations, qui seront situées du côté palestinien, ne devraient pas être démantelées », a indiqué le fonctionnaire au Times of Israel.

« Exactement, comme Israël a une minorité arabe sur son sol, le Premier ministre voit mal pourquoi le futur Etat ne peut pas avoir de minorité juive. Les juifs vivant de ce côté doit avoir le choix de rester ou non. »

Dans une série de déclarations faites les jours suivants, Bennett qualifie la proposition de Netanyahu comme une idée qui  » reflète une perte de boussole morale», et que « nos ancêtres et nos descendants ne sauront pardonner à un dirigeant israélien qui donne notre pays et divise notre capital.  »

Il a également critiqué la gestion par le gouvernement des pourparlers de paix, ce qui suggère que la peur grandissante de boycott du gouvernement  » est ce qui va amener sur le boycott. Ce n’est pas une façon de gérer les négociations, de courir, apeuré dans les capitales du monde.  »

Bennett a ensuite été contraint de publier des « semi- excuses » après que Netanyahu ait menacé de le congédier. Bennett a ainsi souligné ne pas avoir voulu offenser le Premier ministre.

Liberman a déclaré que Bennett a eu raison de présenter des excuses pour ses déclarations qui n’avaient pas lieu d’être.

« Ce qui est plus important, c’est qu’il n’y avait pas intention de laisser les résidents israéliens sous contrôle palestinien », a poursuivi Liberman.  » Je ne sais pas comment ni pourquoi [les choses ont été] interprété de cette manière … Il n’y a pas eu, il n’y a pas et il n’y aura pas l’intention de laisser n’importe quel résident israélien des implantations sous souveraineté palestinienne. »

Plateau du Golan (Crédit : Flash90)

Plateau du Golan (Crédit : Flash90)

Liberman a également abordé le statut contesté du plateau du Golan attaquée, en déclarant que n’importe quel accord de paix régional devrat également reconnaître le Golan comme territoire israélien souverain.

«Nous devons parvenir à un accord avec la communauté internationale, et en particulier les États-Unis, sur le fait que le plateau du Golan doit être une partie intégrante et inséparable de l’Etat d’Israël,  » a-t-il souligné.

La Syrie revendique le plateau du Golan, bien que la guerre civile continue de faire rage et que les pourparlers du sommet de Genève II piétinent – toute discussion concernant l’abandon du territoire est vouée à l’échec.  Israël a conquis le Golan en 1967, et par la suite a étendu sa législation dans la région.