Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré dimanche que la présence juive d’Israël était à l’origine de l’attentat du même jour à Jérusalem, où quatre soldats ont été tués, et « pas d’autres raisons ».

« Il est clair que cette attaque terroriste meurtrière n’a pas eu lieu pour d’autres raisons que cela : parce que nous sommes juifs et parce que nous vivons ici dans la terre d’Israël », a déclaré Liberman lors d’une visite du site de l’attaque.

« Il n’y avait pas d’autres raisons pour cela et il n’y a pas besoin de chercher une justification – ni les implantations juives et ni les négociations de paix, juste la terreur, inspirée par l’Etat islamique », a ajouté le ministre israélien de la Défense.

Moti Almoz, le porte-parole de l’armée israélienne, a déclaré à la radio publique israélienne qu’il n’y avait aucun signe indiquant que les soldats auraient hésité à tirer par crainte de ce qui a été surnommé « l’effet Elor Azaria », en référence au soldat jugé coupable d’homicide la semaine dernière. Il avait abattu un terroriste palestinien blessé et neutralisé à Hébron en mars dernier. L’attaquant et un complice avaient précédemment poignardé un autre soldat, le blessant légèrement.

Les soldats qui ont été pris pour cibles lors de l’attaque au camion à Jérusalem auraient pu empêcher la perte de certaines vies et auraient pu éviter des blessés s’ils n’avaient pas hésité à ouvrir le feu sur le terroriste, selon le guide, Eitan Rond, qui était avec eux et qui a aidé à abattre le terroriste au volant du camion.

L’armée a affirmé que ses premières investigations ont montré qu’au moins de deux de ses soldats avaient ouvert le feu.

Plusieurs soldats israéliens présents sur la scène d’une attaque terroriste au camion bélier à Jérusalem dimanche ont tiré sur le terroriste quelques secondes après le début de l’attaque, a révélé une enquête préliminaire de l’armée israélienne, qui contredit les accusations du guide touristique, qui a lui-même ouvert le feu.

Le ministre du Logement, Yoav Galant (Koulanou), a demandé à ce que la famille du terroriste de Jérusalem dimanche soit expulsée en Syrie.

S’exprimant avant la réunion du cabinet de sécurité de dimanche soir, Galant a dit à la radio militaire qu’Israël se devait de réagir durement avec la famille du terroriste, dont la sœur a salué « le plus beau martyre » et dont le père aurait été arrêté.

« Le prix doit être la démolition des maisons, l’expulsion des membres de la famille – même s’ils sont des citoyens israéliens », a-t-il dit, de même que « la révocation de la citoyenneté de toute personne qui est liée à cet incident », dit-il.

« Il est de notre devoir de faire en sorte que quelqu’un qui se bat contre l’Etat d’Israël tout en recevant des avantages de l’État n’aura pas le droit de rester ici. Ni lui, ni sa famille », a-t-il ajouté.

Yoav Galant sur la Deuxième chaîne le 18 janvier 2015 (Capture d'écran)

Yoav Galant sur la Deuxième chaîne le 18 janvier 2015 (Capture d’écran)

Durant la réunion du cabinet de sécurité, les ministres ont ordonné que les Israéliens qui expriment leur solidarité à l’égard de l’État islamique soient arrêtés. Les Arabes qui ont été vus célébrer l’attentat terroriste devraient être traduits en justice, a conclu le cabinet.

Les ministres ont aussi décidé de ne pas rendre le corps des terroristes et de démolir leurs maisons le plus tôt possible. Les demandes des membres de sa famille d’être réunies avec des proches à Gaza seront refusées. Et le quartier de Jérusalem Jabel Mukaber, d’où le terroriste était originaire, a été encerclé par les forces de sécurité.