Un haut membre de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé dimanche à de nouvelles élections parlementaires.

Il a affirmé que de nouvelles élections étaient préférables à la libération de prisonniers palestiniens pour de nouvelles négociations de paix.

En s’adressant au public d’une conférence, financée par le Jerusalem Post à New York, Liberman a déclaré que la libération de terroristes « n’est plus d’actualité » pour Israël.

Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que lui et son parti Israël Beitenu préféraient de nouvelles élections au « grand compromis » offert par Netanyahu la semaine dernière à l’Autorité palestinienne. Israël Beitenu et le parti du Premier ministre, Likud, s’étaient unis lors des dernières élections.

Liberman a déclaré que l’impasse entre Israël et les Palestiniens pouvait se résoudre de trois manières possibles.

La première serait de revenir à un accord sur la libération de terroristes, la deuxième de former une nouvelle coalition qui imposerait de nouvelles conditions, et la dernière d’organiser de nouvelles élections.

Mais il a ajouté que les deux premières options étaient « inacceptables » pour son parti.

L’accord tripartite entre Ramallah, Jérusalem et Washington stipulait qu’Israël relâcherait un quatrième contingent de prisonniers, ainsi que des centaines d’autres détenus choisis par Israël, en échange de la prolongation des négociations jusqu’à la fin de l’année 2014 et la libération de l’espion israélien Jonathan Pollard par les États-Unis, à temps pour Pessah.

Les Palestiniens ont cependant déclaré que les 27 prisonniers du quatrième groupe – dont 14 Arabes israéliens – devaient être relâchés avant même que la prolongation puisse être prise en considération.

Israël avait en effet déjà accepté de libérer le groupe il y a des mois. En échange, les Palestiniens s’étaient engagés à ne pas prendre de mesures unilatérales auprès d’organismes internationaux.

Une fois que le refus d’Israël de libérer les prisonniers a été confirmé, le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a pris des mesures unilatérales qui ont bouleversé les négociations.

Abbas a signé les demandes d’adhésion pour l’État palestinien à
15 traités et conventions internationales en direct à la télévision.

Liberman a qualifié cet acte de « chantage. » Il a indiqué qu’après un tel « acte unilatéral si dramatique, » Israël ne pouvait plus envisager l’accord de libérer des centaines de prisonniers comme une option.

Malgré le fait que les pourparlers semblent avoir atteint un point mort, les parties ont accepté ce week-end de se réunir à nouveau afin de tenter de les relancer.

Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que des trois options il préférait la dernière, car une nouvelle coalition « n’est pas une option » – et un accord de libération de terroristes non plus.

« Je soutiens les négociations avec les Palestiniens. Nous sommes prêts à toute discussion, mais pas à du chantage, » aurait affirmé Liberman sous les applaudissements du public.

Liberman a affirmé que s’il était prêt à négocier avec les Palestiniens, l’AP n’est pas une véritable entité politique avec laquelle les négociations sont possibles. Les partenaires de négociations d’Israël sont donc le « Fatahland » en Cisjordanie et une non-entité dans la bande de Gaza.

Il a déclaré que la « véritable solution » à la crise démographique israélienne était de « ramener tous les Juifs en Israël, » le plus possible, y compris ceux de New York. Il a indiqué que l’immigration en masse de l’ancienne Union soviétique montre que les immigrants juifs jouent un rôle démographique important pour Israël.

Plus loin dans son discours, Liberman a affirmé que la position d’Israël vis-à-vis de la communauté internationale était « stable. » Il a ajouté que les menaces de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël, un « bastion des valeurs occidentales au Moyen Orient, » étaient « exagérées. »

Il espère que le clivage entre les États-Unis et la Russie à propos de l’annexion de la région ukrainienne du sud de la Crimée n’endommagerait pas la coopération des deux pays dans la crise humanitaire en Syrie, ni concernant la menace nucléaire iranienne.