Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a proposé, durant un entretien avec l’ancien directeur de la CIA David Petraeus dimanche à Jérusalem, la création d’une « coalition antiterroriste » avec les Etats arabes modérés, seul moyen, selon lui, de conclure la paix avec les Palestiniens.

Liberman a rencontré à l’hôtel King David de Jérusalem l’ancien général de l’armée américaine qui a été démis de ses fonctions il y a quelques années. Les deux hommes ont débattu « des défis sécuritaires – locaux et mondiaux – que doivent affronter » les Etats-Unis et Israël, selon un communiqué émis par le bureau du ministre.

Au cours de la rencontre, Liberman a expliqué à Petraeus qu’il n’y avait « aucune chance d’arriver à la conclusion d’un accord bilatéral entre Israël et les Palestiniens ».

Selon lui, les tentatives de paix avec les Palestiniens ont « échoué à de multiples reprises au cours des 24 dernières années ».

La seule solution possible pour résoudre le conflit israélo-palestinien, a indiqué Liberman, est de conclure un accord régional basé sur une « coalition antiterroriste ».

Le général de l'armée américaine David H. Petraeus, commandant de la Force multinationale en Irak, s'adressant aux journalistes, au Pentagone, le 26 avril 2007, à propos de sa vision de la situation militaire en Irak. (Crédit : Robert D. Ward/Wikimedia/Domaine public)

Le général de l’armée américaine David H. Petraeus, commandant de la Force multinationale en Irak, s’adressant aux journalistes, au Pentagone, le 26 avril 2007, à propos de sa vision de la situation militaire en Irak. (Crédit : Robert D. Ward/Wikimedia/Domaine public)

Liberman a ajouté que le conflit israélo-palestinien comprend nécessairement des échanges en termes de terres et de « population ». Ainsi, les villes arabes israéliennes feront partie de l’Etat palestinien – un principe central du plan élaboré par le ministre de la Défense.

Petraeus est en Israël pour une conférence du think-tank de l’Institut israélien d’études de sécurité nationale à la fin de la semaine.

En 2012, il avait quitté son poste de chef de la CIA après avoir été reconnu coupable d’avoir transmis des documents de renseignement confidentiels à sa biographe et maîtresse.

Trois années après, dans le cadre d’un accord judiciaire, Petraeus avait plaidé coupable en reconnaissant la livraison de ces informations pourtant classées secrètes. Il avait été alors condamné à deux ans de liberté surveillée et à une amende de 100 000 dollars.