Le ministre des Affaires étrangères Avidgor Liberman, a annoncé ce lundi 3 février, avoir pris des mesures disciplinaires contre un haut responsable du ministère des Affaires étrangères israélien, ayant raconté à la presse que le gouvernement n’était pas prêt à faire face aux menaces internationales de boycott.

Lors d’une conférence de presse, M. Liberman a lancé une tirade contre « les sources anonymes » au ministère des Affaires étrangères, responsables d’une série de fuites qui affirmaient que M. Liberman et le reste du gouvernement ne faisaient rien pour empêcher les campagnes de BDS contre la nation.

M. Liberman a fortement critiqué un haut représentant du ministère, dont le nom n’a pas été dévoilé, pour avoir dit à la presse que « le ministère des Affaires étrangères pense que le boycott ne peut pas être arrêté » et que les échelons politiques les plus haut-placés ne « prennent pas de décisions » ou ne prennent pas les menaces de boycott au sérieux. Ces revendications fuitées ont fait l’objet de la Une du quotidien israélien Maariv, ce lundi 3 février.

Le ministre a déclaré que le responsable anonyme avait été identifié et « isolé » il y a dix jours. Ce dernier ne prendra plus part aux assemblées, dont l’ordre du jour, concernent la menace de boycott.

Des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères renseignent souvent la presse au sujet des activités ministérielles – parfois formellement, parfois moins.

« La prochaine fois que vous recevez des informations de sources haut placées au sein du ministère des Affaires étrangères, il serait bon de demander une réponse du bureau du ministre, » a dit M. Liberman aux journalistes. « Il existe des individus dont la spécialité est la fuite de fausses informations, et ils ne devraient pas être impliqués dans les activités [du ministère], » a-t-il ajouté.

En réponse aux allégations des fonctionnaires, M. Liberman a affirmé que le ministère des Affaires étrangères faisait des efforts « concertés » pour contrer le boycott d’Israël, en collaboration avec le bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires stratégiques.

Il a promis que le ministère a un « plan concret » pour combattre la menace et que la stratégie serait « dévoilée » d’ici un mois et demi au plus tard.