Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, se rendra mercredi à Paris pour des entretiens avec son homologue Laurent Fabius notamment sur le programme nucléaire iranien, a annoncé mardi son ministère.

« La France joue un rôle important sur la scène internationale pour empêcher la poursuite du programme nucléaire de l’Iran », a indiqué le porte-parole du ministre dans un communiqué, en prévision de cette première visite officielle de M. Liberman en France depuis 2009.

« Le nouvel essai de missile balistique effectué lundi par l’Iran prouve une nouvelle fois que ses intentions n’ont pas changé et que les Iraniens ne souhaitent pas cacher leurs intentions belliqueuses », a-t-il ajouté, en référence au test, annoncé lundi, de deux nouveaux missiles.

« La menace est toujours la même, mais dissimulée derrière des sourires. C’est le seul changement », a poursuivi le porte-parole.

A Paris, Avigdor Liberman rencontrera également le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) Angel Gurria, des membres des « groupes d’amitié parlementaire France-Israël » ainsi que des représentants d’organisations juives, selon son ministère.

Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, considéré longtemps comme un « faucon », s’efforce depuis son retour en novembre au ministère des Affaires étrangères, à la suite de son acquittement dans un procès pour corruption, de se doter d’une réputation plus fédératrice sur la scène diplomatique internationale.

Il a ainsi pris la défense du secrétaire d’État américain John Kerry, attaqué par d’autres membres du gouvernement qui l’ont accusé d’instrumentaliser la menace de boycottage international pour faire pression sur Israël dans les négociations avec les Palestiniens.

Dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait estimé que l’assouplissement des sanctions contre l’Iran avait été contre-productif et poussé Téhéran à redoubler d' »agressivité sur la scène internationale ».

Ce ton tranche avec celui adopté par les Etats-Unis et l’Union européenne qui ont décidé de lever partiellement les sanctions prises contre l’Iran dans l’espoir de parvenir à un accord sur le nucléaire avec Téhéran.

Les négociations avec le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) sur un accord global avec l’Iran doivent commencer le 18 février à Vienne.