Le ministre de la Défense Avigdor Liberman se rendra en Russie la semaine prochaine pour assister à la conférence de Moscou sur la sécurité internationale, qui se concentrera sur « les problèmes critiques de la sécurité mondiale et régionale », a annoncé son bureau mercredi.

Il devrait également rencontrer pendant sa visite son homologue russe, Sergueï Choïgou et le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Liberman, né en Union soviétique – il est venu en Israël en 1978 depuis la Moldavie – est devenu un acteur clé des relations entre Israël et la Russie, alors qu’Israël cherche à naviguer dans le méandre des acteurs impliqués dans la guerre civile syrienne.

En février, il avait parlé au téléphone avec Lavrov sur les tentatives de mettre un terme à la guerre civile syrienne, et sur les efforts de paix moribonds entre Israël et Palestiniens.

Les deux hommes avaient « discuté de la possibilité de relancer un processus diplomatique entre Israël et les Palestiniens », avait annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou, le 9 mars 2017. (Crédit : Pavel Golovkin/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou, le 9 mars 2017. (Crédit : Pavel Golovkin/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est rendu à Moscou en mars, où il a rencontré le président Vladimir Poutine. Les deux dirigeants ont discuté de l’implication de la Russie dans la guerre civile syrienne. Le Premier ministre avait demandé au Kremlin de ne pas permettre à l’Iran, allié de la Russie dans le soutien à Bashar el-Assad, de s’installer de manière permanente dans le pays.

Netanyahu et Poutine avaient aussi discuté de la coordination militaire entre les deux pays, qui garantit que leurs forces ne s’affrontent pas dans le ciel syrien.

Les choses pourraient cependant être plus compliquées pour Liberman, maintenant que Netanyahu s’est clairement aligné sur le président américain Donald Trump et sur le bombardement américain d’une base aérienne syrienne ce mois-ci.

La Russie a été furieuse de cette attaque et a suspendu son accord de désamorçage des conflits avec les Etats-Unis, qui permettaient à chacun des pays de prévenir l’autre de toute action militaire, particulièrement aérienne, pour éviter les risques d’affrontements accidentels.

Poutine avait aussi téléphoné à Netanyahu pour le mettre en garde de ne pas prendre parti dans le conflit syrien.