Des hommes armés ont dispersé par la force dans la nuit de samedi à dimanche un sit-in contre le Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, ont rapporté des témoins.

« Des hommes armés sont venus en tirant en l’air et ont incendié une tente installée par les manifestants devant le Congrès », a déclaré Milad al-Arbi, un des participants au sit-in qui réclame la dissolution du Congrès.

Selon lui, les assaillants ont « enlevé » des manifestants, mais il n’était pas en mesure d’en déterminer le nombre.

Dimanche, des habitants du quartier ont bloqué des routes pour réclamer la libération des manifestants enlevés, a constaté un photographe de l’AFP.

Selon les manifestants, les hommes armés appartenaient à la « Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye », un groupe d’ex-rebelles qui agit sous le commandement du Congrès.

Le CGN a provoqué la colère d’une grande partie de la population en décidant de prolonger jusqu’en décembre 2014 son mandat qui devait expirer début février.

Sous la pression de la rue, qui lui reproche de n’avoir pas su rétablir l’ordre et mettre fin à l’anarchie, le CGN a récemment décidé d’organiser des élections anticipées, sans toutefois fixer de date.

Vendredi, des dizaines de personnes s’étaient déjà rassemblées devant les locaux du Congrès. Certains d’entre eux ont écrit des slogans hostiles au Congrès sur le mur extérieur du bâtiment, avant de brûler des pneus et bloquer des rues dans le quartier.