La commission électorale a annoncé avoir fixé à mercredi la date des élections des membres de l’Assemblée constituante dans les circonscriptions privées de vote jeudi en raison de violences.

« La commission annonce que mercredi 26 février est la nouvelle date des élections dans les bureaux où le vote a été suspendu », a déclaré vendredi le président de la commission Nouri al-Abbar lors d’une conférence de presse.

Dans les régions privées de vote, la loi prévoit que la commission électorale décide sous 24 heures après la fin du scrutin du lieu et de la date de nouvelles élections.

En raison de violences, les électeurs de Sebha, Oubari, Murzak, Koufra (sud) et Derna (est) n’ont pas pu voter pour les onze personnes appelées à les représenter dans la Constituante, selon la commission.

A Derna, fief de groupes extrémistes, des bureaux de vote avaient notamment été attaqués dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant un mort.

Et dans le sud, des incidents provoqués par des membres des minorités Toubous et Touareg avaient également provoqué la fermeture de plusieurs bureaux.

Les résultats du scrutin de jeudi, qui devraient être annoncés dans « trois à quatre jours » selon la Commission, porteront sur 47 sièges sur 60.

En effet, outre les 11 sièges non pourvus en raison des violences, deux, attribués aux Amazighs, font l’objet d’un boycott, cette communauté protestant contre l’absence de mécanismes garantissant ses droits culturels dans la future Constitution. L’Assemblée ne devrait donc compter que 58 membres.

Les Libyens se sont peu mobilisés pour cette élection, la participation étant estimée à 45%.

Seuls 1,1 million d’électeurs s’étaient inscrits pour ce scrutin, soit moins de la moitié que lors des premières élections libres du pays en 2012 et moins d’un tiers du total des votants potentiels.