Le Parlement libyen a qualifié dans la nuit de samedi à dimanche de « terroristes » les islamistes et les djihadistes qui contestent sa légitimité et affirmé son intention de les combattre en soutenant les forces armées régulières.

« Les groupes qui agissent sous les noms de ‘Fajr Libya’ (Aube de la Libye) et d »Ansar Asharia’ sont des groupes terroristes et hors-la-loi qui se dressent contre le pouvoir légitime », a affirmé dans un communiqué le Parlement, depuis Tobrouk (1 600 km à l’est de Tripoli) où il siège.

Le Parlement s’est dit déterminé à venir à bout de ces deux groupes, sans faire référence aux accusations des islamistes qui lui reprochent d’être complice, avec le gouvernement provisoire, des Emirats arabes unis et de l’Egypte, responsables, selon eux, de raids aériens contre leurs milices près de Tripoli.

Fajr Libya est une coalition de milices islamistes venant essentiellement de Misrata, à l’est de Tripoli.

Ansar Asharia, classé comme « terroriste » par les Etats-Unis, prône le djihad et contrôle quelque 80 % de la ville de Benghazi (1 000 km à l’est de Tripoli) où il résiste bien à une offensive du général dissident Khalifa Haftar.

« Ces deux groupes sont une cible légitime pour l’armée nationale, que nous soutenons avec force pour qu’elle continue sa guerre jusqu’à les contraindre à cesser les tueries et à remettre leurs armes », a ajouté le Parlement.

Après avoir annoncé avoir pris samedi l’aéroport de Tripoli aux miliciens nationalistes de Zenten (ouest), les islamistes de Fajr Libya ont accusé les Emirats arabes unis et l’Egypte d’avoir envoyé leurs aviations bombarder leurs positions et soutenir leurs adversaires.

Ils ont retiré leur confiance au Parlement élu le 25 juin et au gouvernement provisoire, et invité l’assemblée sortante, le Conseil général national (CGN) à reprendre ses activités, ce qu’il a accepté de faire.

Le CGN, où les islamistes étaient bien représentés, a été remplacé par le Parlement dominé par les non-islamistes.

L’Egypte a démenti « catégoriquement » dimanche avoir bombardé des positions de milices islamistes libyennes engagées dans la bataille pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli, comme ces dernières en ont accusé Le Caire.

« L’Egypte dément catégoriquement les informations de presse sur des bombardements par des avions de combat égyptiens de positions contrôlées par des milices islamistes armées dans la capitale libyenne Tripoli », a affirmé dans un communiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères.