Les monarchies du Golfe ont apporté jeudi leur soutien au Qatar dans son différend avec l’Egypte, qui a accusé Doha de « soutenir le terrorisme » lors d’une réunion arabe sur les raids aériens égyptiens contre des positions du groupe terroriste de l’Etat islamique (EI) en Libye.

Ce soutien a été exprimé par le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani, qui a, dans un communiqué, « rejeté les déclarations du délégué égyptien auprès de la Ligue arabe accusant le Qatar de soutenir le terrorisme ».

Le Qatar a rappelé jeudi son ambassadeur du Caire pour « consultations » après les accusations égyptiennes formulées lors d’une réunion de la Ligue arabe mercredi au Caire sur les raids aériens égyptiens contre l’EI en Libye.

En émettant des réserves sur un projet de résolution arabe soutenant « le droit de l’Egypte à la légitime autodéfense et à mener des raids contre des organisations terroristes », « le Qatar a révélé son soutien au terrorisme », a déclaré le délégué égyptien auprès de la Ligue, Tarek Adel, cité par les médias officiels au Caire.

« Ces accusations sont infondées et erronées. Elles ignorent les efforts sincères déployés par le Qatar, avec les autres membres du CCG et les pays arabes, pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme », a commenté le chef du CCG.

Les déclarations égyptiennes « ne contribuent pas à renforcer la solidarité arabe au moment où nos pays sont confrontés à d’énormes défis qui menacent leur sécurité, leur stabilité et leur souveraineté », a-t-il encore dit.

La réaction du CCG tranche avec le soutien affiché jusqu’ici par la plupart des monarchies du Golfe, dont l’Arabie saoudite, au régime du président Abdel Fattah al-Sissi depuis la destitution en 2013 du président Mohamed Morsi, issu de la confrérie des Frères musulmans.

Le Qatar est soupçonné de soutenir cette confrérie, classée organisation « terroriste » en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

Le Qatar abrite aussi le chef du Hamas, Khaled Meshaal.