Tripoli (AFP) – Cinq diplomates égyptiens ainsi qu’un autre employé de l’ambassade, enlevés vendredi et samedi, ont été libérés dimanche soir par leurs ravisseurs, a indiqué à l’AFP le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Abderrazak al-Gridi.

« Les cinq diplomates ainsi qu’un autre employé de l’ambassade égyptienne ont été libérés », a indiqué M. al-Gridi.

Le responsable libyen avait annoncé plus tôt, la libération de trois d’entre eux, affirmant que les autres devaient être libérés « dans les prochaines heures ».

« Ils sont actuellement chez eux en sécurité. Ils ont été bien traités et sont en bonne santé », avait-il ajouté, sans donner de détails sur les circonstances de la libération des diplomates Egyptiens.

Mais une source des services de sécurité a indiqué que les ravisseurs ont libéré les trois hommes dans le cadre d’une transaction entre Tripoli et Le Caire.

La libération des trois Egyptiens est intervenue en effet peu après la libération de Chaaban Hadeia, un chef des ex-rebelles libyens, arrêté vendredi en Egypte.

Chaaban Hadeia, alias Abou Obeida, qui est à la tête d’un groupe d’ex-rebelles qui avaient combattu le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, a annoncé lui-même sa libération dimanche soir à la télévision libyenne Al-Naba.

Selon cette source des services de sécurité qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat, les ravisseurs exigeaient la libération de M. Hadeia. « Les deux autres membres de l’ambassade seront libérés quand Abou Obeida arrivera en Libye », a-t-on ajouté de même source.

Le ministère égyptien de l’Intérieur avait indiqué dimanche qu’Abou Obeida avait été arrêté pour séjour illégal en Egypte.

Une source des services de sécurité égyptiens a confirmé dimanche soir la libération du Libyen, chef du Centre d’opération des révolutionnaires de Libye, d’obédience islamiste.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition se montrent incapables de rétablir l’ordre et la sécurité dans un pays en proie à l’anarchie et aux violences meurtrières.

Elles ne parviennent notamment pas à contrôler des dizaines de milices armées formées par des ex-rebelles et qui font la loi dans le pays.

L’ambassadeur d’Egypte en Libye et des dizaines de diplomates ont d’ailleurs quitté Tripoli pour des raisons de sécurité, après l’enlèvement de cinq employés de l’ambassade, a indiqué dimanche à l’AFP un porte-parole du ministère libyen des Affaires étrangères.

« L’ambassadeur et plus d’une cinquantaine de fonctionnaires et diplomates de l’ambassade égyptienne ont quitté Tripoli samedi soir », a déclaré Saïd Lassoued.

Selon lui, la mission diplomatique égyptienne a préféré prendre ses précautions en matière de sécurité après l’enlèvement de cinq de ses membres en moins de 24h entre vendredi et samedi.