« Lier la lutte contre le terrorisme et la fin de l’occupation israélienne est une position stratégique que nous soutenons », a affirmé à l’AFP le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo, estimant que les déclarations de M. Kerry reflétaient « la position de tous les dirigeants arabes de la région ».

L’OLP est « prête à travailler dur avec l’administration américaine et en coopération avec tous les dirigeants de la région pour élaborer des mécanismes afin de mettre en oeuvre à différents niveaux l’orientation stratégique annoncée par M. Kerry », a ajouté Abed Rabbo.

M. Kerry, dont le pays mène une coalition internationale contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, s’est attiré les foudres de responsables et médias israéliens pour avoir établi un lien entre la persistance du conflit israélo-palestinien et l’extrémisme islamiste dans la région.

« Les gens doivent comprendre la connexion. Cela a quelque chose à voir avec de l’humiliation, du déni et une absence de dignité », a-t-il déclaré jeudi, estimant que le conflit israélo-palestinien alimentait « la colère de la rue » arabe.

« Ceux qui critiquent M. Kerry veulent que le terrorisme de l’organisation Etat islamique continue, afin de l’utiliser comme prétexte pour entraver une solution politique et la fin de l’occupation », a accusé M. Abed Rabbo.

« Nous espérons que ces déclarations équilibrées des Américains se traduiront dans le projet de résolution palestinien au Conseil de sécurité qui doit être déposé dans les jours à venir » et réclame une date butoir pour mettre fin à l’occupation israélienne, a-t-il poursuivi.

Depuis Gaza, le Hamas a assuré dans un communiqué que les appels internationaux « à mettre fin à l’occupation et pour l’instauration d’un Etat palestinien étaient l’un des fruits de la victoire de la résistance à Gaza qui a remis la question palestinienne sur le devant de la scène ».

Le mouvement islamiste revendique la victoire à l’issue de la guerre lancée par Israël début juillet et qui a ravagé la bande de Gaza, faisant plus de 2.100 morts côté palestinien, en majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, quasiment tous des soldats.