Des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, réunis mercredi en Egypte avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ont décidé de faire appel à l’ONU pour « protéger » les Palestiniens des « crimes terroristes » perpétrés selon eux par des résidents israéliens des implantations.

« Ce qui est demandé, c’est une protection internationale réelle, à travers une décision du Conseil de sécurité », a déclaré le secrétaire-général de l’organisation pan-arabe basée au Caire, Nabil al-Arabi.

Depuis des années, des activistes d’extrême droite se livrent en Israël et dans les Territoires palestiniens, sous le label du « prix à payer », à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens et des Arabes israéliens, des soldats israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens.

L’annonce des 15 ministres de la Ligue arabe intervient quelques jours après la mort d’un bébé palestinien de 18 mois, brûlé vif dans l’incendie de sa maison, imputé à des extrémistes juifs israéliens.

Dans un communiqué de clôture, les ministres indiquent qu’ils vont « mener des consultations arabes et internationales pour présenter un projet de résolution au Conseil de sécurité » afin de protéger les Palestiniens.

L’Egypte, la Jordanie, le Maroc et l’Arabie saoudite participaient notamment à cette réunion, initialement prévue pour discuter des violents affrontements qui ont eu lieu fin juillet sur le site du mont du Temple à Jerusalem après la visite de juifs orthodoxes.

Ces violences avaient poussé la police israélienne à faire une rare incursion dans la mosquée Al-Aqsa.

« Dernièrement, et spécialement durant le mois de Ramadan, les attaques contre la mosquée Al-Aqsa ont augmenté, » a déploré M. Abbas au début de la réunion.