L’Inde a choisi d’acquérir des systèmes de missiles antichar israéliens au détriment d’une offre américaine, dans le cadre de la modernisation de ses équipements militaires, ont annoncé dimanche des sources officielles indiennes.

Le gouvernement du nationaliste Narendra Modi a arrêté sa décision sur l’achat de 8 356 missiles Spike et 321 lanceurs produits par Israël, pour 32 milliards de roupies (412 millions d’euros), ont indiqué à l’AFP des sources au ministère de la Défense.

L’Inde souhaite moderniser ses équipements militaires datant encore largement de l’ère soviétique, après avoir longtemps limité ses achats et vu une série d’accords capoter en raison de soupçons de corruption et de commissions occultes.

Le programme d’acquisition militaire, d’une valeur totale de 800 milliards de roupies, a été adopté samedi au cours d’une réunion présidée par le ministre de la Défense, Arun Jaitley.

Le conseil d’acquisition des équipements militaires a « entériné le contrat d’achat des (missiles) Spike », a précisé à l’AFP un responsable du ministère de la Défense ayant requis l’anonymat.

Washington proposait ses missiles Javelin. Mais l’armée indienne avait testé « avec succès » les Spike l’an dernier, selon cette même source.

Premier importateur d’armes au monde, l’Inde a des conflits récurrents avec la Chine et le Pakistan à propos de leurs frontières communes.

Washington et New Delhi ont convenu le mois dernier de renforcer leur coopération militaire mais l’Inde a choisi le missile israélien « sur des bases purement techniques », a souligné une autre source militaire indienne.

La décision a également été prise de construire localement six sous-marins, en coopération avec un partenaire étranger, pour 8,2 milliards de dollars (6,4 milliards d’euros), selon des informations de presse.

Des entreprises française, russe, allemande et espagnole sont sur les rangs, selon le Hindustan Times.

Le gouvernement indien a récemment entériné un assouplissement des règles pour les investisseurs étrangers dans l’industrie de défense en vertu desquelles ils pourront représenter plus de 49 % d’un partenariat industriel ou capitalistique, contre 26 % actuellement.