WASHINGTON – Le Sénat de l’Indiana a approuvé un projet de loi interdisant les relations de l’Etat de l’Indiana avec des entités qui boycottent Israël ou ses implantations.

Le projet de loi, qui a été approuvé à 47 voix contre 3 mardi avec le soutien bipartisan, définit « la promotion des activités à boycotter, désinvestir de, ou sanctionner Israël » comme répondant à la définition des « circonstances extraordinaires » nécessaires en vertu de la loi de l’Etat au mandat de désinvestissement d’une société.

La Chambre des représentants de l’Etat a adopté la mesure en janvier. Le gouverneur Mike Pence, un républicain qui est un leader pro-Israël quand il était dans le Congrès américain, devrait signer le projet de loi.

« Cela placera l’Indiana à l’avant-garde des Etats qui ont publiquement défendu l’Etat juif d’Israël en utilisant une loi proactive », a déclaré un communiqué publié mercredi par la commission des affaires juives de l’Indiana, qui a dirigé l’effort de lobbying pour faire passer le projet de loi.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) avec le gouverneur de l'Indiana Mike Pence à Jérusalem le 29 décembre, 2014 (Crédit : Capture d'écran Facebook / Le Premier ministre d'Israël / GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) avec le gouverneur de l’Indiana Mike Pence à Jérusalem le 29 décembre, 2014 (Crédit : Capture d’écran Facebook / Le Premier ministre d’Israël / GPO)

Le projet de loi inclut dans sa définition les « territoires contrôlés par l’Etat juif d’Israël », ce qui permet d’inclure efficacement toute tentative de boycotter les implantations dans son champ d’application.

C’est l’un des 20 projets de loi qui ont été adoptés ou qui sont en cours d’examen dans les législatures d’État qui interdirait le mouvement BDS mais tous ces projets n’incluent pas un vocabulaire qui inclut également les implantations.

L’administration Obama a indiqué que même si elle continue à s’opposer aux efforts de boycotter Israël, elle ne s’opposera pas aux propositions qui ciblent spécifiquement les implantations.

Les entreprises définies dans le projet de loi comprennent les entreprises commerciales et les organisations à but non lucratif, ce qui signifierait que le projet de loi, une fois adopté, serait applicable aux universités. Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, ou BDS, a concentré ses efforts sur les campus et les associations universitaires.

Les fonds qui sont mandatés par le désinvestissement des entreprises qui boycottent Israël comprennent les fonds de retraite des enseignants et des employés du secteur public.