La suspension prévue de l’interdiction faite aux députés israéliens de se rendre sur le mont du Temple, à Jérusalem, pourrait être reportée après un attentat terroriste perpétré vendredi sur le lieu saint, a prévenu dimanche un député qui se bat contre cette interdiction, tout en appelant le gouvernement à tenir sa promesse.

Le bureau du Premier ministre a confirmé au Times of Israël qu’aucune décision n’avait été prise, indiquant que la possibilité de repousser cette mesure avait été discutée.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné il y a un an et demi aux députés juifs et arabes de ne pas se rendre sur le mont du Temple, après l’éclatement d’une poussée de violences et de terrorisme palestinien en octobre 2015.

La semaine dernière, après des discussions avec le procureur général Avichai Mandelblit, le Premier ministre avait décidé que l’interdiction serait suspendue le 23 juillet pour sept jours, pour évaluer les conséquences de la décision.

Sur le mont du Temple, Yehuda Glick montre à des Juifs religieux un diagramme du Temple juif, qui se trouvait autrefois à l'emplacement du Dôme du Rocher, à Jérusalem, le 17 septembre 2013. (Crédit : Christa Case Bryant/The Christian Science Monitor via Getty Images)

Sur le mont du Temple, Yehuda Glick montre à des Juifs religieux un diagramme du Temple juif, qui se trouvait autrefois à l’emplacement du Dôme du Rocher, à Jérusalem, le 17 septembre 2013. (Crédit : Christa Case Bryant/The Christian Science Monitor via Getty Images)

Cependant, suite à l’attentat de vendredi au mont du Temple, où trois fidèles musulmans arabes israéliens ont tué deux policiers israéliens, il « semble probable » que le projet soit reporté et que le site reste fermé aux députés, a déclaré dimanche un porte-parole du député Yehuda Glick.

Député du Likud, Glick milite depuis des années pour le droit à la prière juive sur le mont du Temple.
Un porte-parole de la police a refusé de commenter l’interdiction faite aux députés ou la possibilité que sa suspension soit reportée.

Dimanche, Glick a déclaré au Times of Israël que l’attentat de vendredi ne justifiait pas le maintien de l’interdiction.

« Je ne vois pas une raison expliquant pourquoi il ne devrait pas être ouvert. Je pense que la décision d’arrêter l’entrée des députés sur le mont du Temple était une erreur en premier lieu, a dit Glick. Si le mont du Temple n’est pas ouvert aux députés, un nouveau statu quoi sera déterminé si les députés ne sont pas autorisés du tout à se rendre sur le mont, un statu quo qui est très dangereux. »