Le parlement irakien a vote mardi une loi qui pénalise la présence de drapeaux israéliens après leur utilisation dans plusieurs rassemblements favorables à l’indépendance kurde avant le référendum de septembre.

Le vote pour interdire le drapeau de l’espace public a eu lieu à la demande d’Ammar al-Hakim, le dirigeant du Bloc citoyen chiite, a annoncé l’agence de presse irakienne AlSumaria.

Israël a été l’un des rares pays à soutenir ouvertement un état kurde indépendant, et de nombreux Kurdes ont salué ce soutien. Des dirigeants de la région ont affirmé que le référendum était un « complot sioniste. »

La Turquie s’est vivement opposée au référendum et a menacé de prendre des sanctions contre la région, de crainte qu’il ne donne des idées à sa propre minorité kurde.

Un Kurde irakien avec des portraits du président russe Vladimir Poutine, à gauche, du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à droite, et du président du Kurdistan irakien Massoud Barzani pendant une manifestation devant les bureaux des Nations unies à Irbil, capitale de la région autonome, le 21 octobre 2017. (Crédit : Safin Hamed/AFP)

Un Kurde irakien avec des portraits du président russe Vladimir Poutine, à gauche, du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à droite, et du président du Kurdistan irakien Massoud Barzani pendant une manifestation devant les bureaux des Nations unies à Irbil, capitale de la région autonome, le 21 octobre 2017. (Crédit : Safin Hamed/AFP)

L’Iran et le gouvernement central irakien de Bagdad se sont aussi alarmés du référendum, et ont refusé de reconnaître sa validité.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a démenti qu’Israël soit impliqué d’une quelconque manière dans le référendum.

« Je comprends pourquoi ceux qui soutiennent le Hamas veulent voir le Mossad partout où ils ne sont pas à l’aise, mais Israël n’a pas participé au référendum du peuple kurde, en dehors d’une sympathie naturelle, profonde et de longue date du peuple d’Israël pour le peuple kurde et leurs aspirations », avait-il dit en octobre.

L’Irak a appelé à l’annulation des résultats du vote, massivement remporté par le « oui » à l’indépendance, comme condition préliminaire à toute négociation.

Bagdad a également saisi une grande partie du territoire que les forces kurdes avaient conquise au fil des ans au-delà des frontières de la région autonome.

En y perdant d’importants puits de pétrole, le Kurdistan a vu disparaître la possibilité d’un état viable économiquement, selon les experts.

L’AFP a contribué à cet article.