Une équipe d’experts iraniens a soigneusement analysé des cibles libanaises détruites par Israël, juste après la deuxième Guerre du Liban. Leur but était de mieux comprendre les techniques d’assaut et la force de frappe d’Israël, a déclaré lundi un haut responsable iranien à la défense.

« Après la guerre de 33 jours du Hezbollah, nous avons envoyé une équipe au Liban pour étudier les techniques d’assaut israéliennes sur les bâtiments libanais et nous avons recueilli 5 000 images de tous les immeubles détruits », a annoncé le commandant de l’organisation de défense civile iranienne Gholam Reza Jalali, selon l’agence semi-officielle Fars News.

S’exprimant lors d’une conférence à Téhéran dédiée à la stratégie de défense du corps des Gardiens de la révolution islamique, Jalali a expliqué que les dégâts causés aux cibles libanaises en 2006 étaient plus liés aux stratégies d’ingénierie de l’armée israélienne qu’à la puissance de leur artillerie.

Jalali a également expliqué que l’armée iranienne avait adapté ses stratégies de défense au regard de l’évolution du contexte sécuritaire.

« Les menaces à notre encontre ont changé après l’arrivée des Américains dans la région et l’invasion de l’Irak », a t-il confié.

Selon Jalali, les efforts accrus pour protéger les installations nucléaires de l’Iran, à partir d’octobre 2013, ont été une « épine dans le pied » des ennemis de la République islamique.

« En concevant des infrastructures et des installations parfaitement sécuritaires à Fordo et à l’usine de conversion d’uranium d’Ispahan, la défense civile a mis une épine dans le pied de ses ennemis, à savoir Israël et les États-Unis », a t-il estimé, selon l’agence Tasnim.

L’Iran et les grandes puissances mondiales doivent tenir des négociations techniques la semaine prochaine, en amont d’une réunion politique pour négocier un accord global sur le nucléaire, a expliqué dimanche un négociateur iranien.

Iran et le groupe des « 5+ 1 » se sont mis d’accord la semaine dernière sur un emploi du temps et un cadre de travail pour parvenir à un accord, qui dissiperait les craintes occidentales sur le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales.

Avec Times of Israel Staff et l’AFP