Téhéran a invité l’avionneur américain Boeing pour des discussions sur la modernisation de sa flotte civile, a indiqué jeudi le ministre iranien des Transports, quelques semaines après la levée de sanctions économiques internationales visant la République islamique.

« Après l’autorisation de l’administration américaine délivrée à Boeing, nous avons invité cette compagnie à entamer des discussions au sujet de l’évolution de la flotte du pays », a déclaré Abbas Akhoundi, cité par l’agence de presse du groupe de radio-télévision d’Etat Irib.

L’adjoint de M. Akhoundi, Asghar Fakhrieh Kashan, a indiqué à l’AFP que l’Iran « n’avait jamais fermé la porte à Boeing » et était « prêt à négocier ».

Le 19 février, Boeing a reçu le feu vert de l’administration américaine pour avoir des contacts avec les compagnies aériennes iraniennes, en dépit du maintien des sanctions économiques américaines imposées à Téhéran pour violations des droits de l’homme et terrorisme.

Mais depuis la levée mi-janvier de sanctions internationales dans le cadre de l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en juillet entre Téhéran et les grandes puissances, l’Iran a commandé environ 200 appareils à trois groupes aéronautiques, dont la majorité à l’Européen Airbus, grand rival de Boeing. Le Brésilien Embraer, 3e avionneur mondial, et le Français ATR, spécialiste des avions régionaux à turbopropulseur, sont également concernés.

Selon M. Kashan, la transaction avec Airbus (contrat de location-vente de 118 appareils sur les quatre prochaines années) est évaluée à entre 10 et 11 milliards de dollars.

D’après l’Autorité iranienne de l’aviation civile, ce pays a besoin de 400 à 500 avions de ligne sur les dix prochaines années pour moderniser sa flotte vieillissante, composée de 140 appareils en activité, dont la moyenne d’âge est d’environ 20 ans.