La France « jugera sur pièces » la future politique extérieure de l’Iran après l’accord historique sur le nucléaire, qui renforce Téhéran sur les scènes régionale et internationale, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

« Pour ce qui est du futur, gardons-nous de tout pronostic. Nous verrons et nous jugerons la politique externe de l’Iran sur pièces », a déclaré Fabius devant les sénateurs.

Le ministre a également répété qu’il se rendrait prochainement à Téhéran, sans préciser de date. « Pour ce qui est des relations entre l’Iran et la France, nous espérons qu’elles seront de mieux en mieux et je me rendrai en Iran pour examiner la totalité de nos relations », a-t-il dit.

Après la conclusion le 14 juillet à Vienne d’un accord nucléaire mettant fin à plus de douze années de crise entre l’Iran et la communauté internationale, plusieurs responsables ont exprimé l’espoir d’une normalisation avec l’Iran qui aiderait à résoudre les conflits régionaux.

L’accord aura des répercussions qui permettront de résoudre « toute une série de problèmes et conflits dans la région » et aura « une influence positive sur la situation dans son ensemble », a ainsi estimé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, citant particulièrement la lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique.

L’accord sur le nucléaire iranien peut être l' »occasion d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les pays de la région du Golfe », a déclaré pour sa part un responsable des Emirats arabes unis, en espérant que l’Iran « réviserait » sa politique et « cesserait ses ingérences » en Irak, Syrie, Liban et Yemen.