L’Iran a dévoilé un monument pour rendre hommage à la mémoire des soldats juifs iraniens qui sont tombés pendant la guerre entre l’Iran et l’Irak dans les années 1980.

Lors de la cérémonie à Téhéran lundi, un fonctionnaire du Parlement iranien a salué les liens de la communauté juive iranienne avec l’Etat et son « obéissance » aux chefs suprêmes l’Ayatollah Khamenei et Rudollah Khomeini avant lui.

« La position claire qu’a adoptée la communauté juive pour soutenir l’establishment de la République islamique et l’obéissance au chef suprême de la révolution [islamique] prouvent la force du lien qui trouve son origine dans l’enseignement des religions divines », a déclaré le président-adjoint du Parlement qui a été cité par l’agence de presse Tasnim.

Selon l’agence de presse, il a aussi salué « les positions claires adoptées par les législateurs juifs pour condamner les exigences excessives des Américains [durant les négociations sur le nucléaire], les atrocités israéliennes et le comportement « violent et inhumain » du [Premier ministre israélien] Benjamin Netanyahu ».

L’agence de presse de la République islamique a publié une série de photos de la cérémonie, dont une partie s’est déroulée dans le cimetière où se trouvent les tombes des soldats juifs.

Les Juifs habitent en Iran depuis plus de 3 000 ans et représentent la plus grande communauté juive au Moyen-Orient, en dehors d’Israël, qui est estimée à 20 000 âmes.

Le mois dernier, Associated Press a publié un article qui révèle que la communauté avait continuellement fait l’objet de critiques sous les précédents gouvernements. Les Juifs iraniens considèrent qu’ils sont plus acceptés sous la présidence de Hassan Rohani, – apparemment plus modéré.

« Le gouvernement écoute nos plaintes et nos requêtes. Le fait que nous soyons consultés constitue une énorme avancée », soutient Homayoun Samiah, le dirigeant de l’association juive de Téhéran. « Sous l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad, personne ne nous écoutait. Nos requêtes tombaient dans les oreilles d’un sourd ».

La majorité des 77 millions de personnes qui composent la population iranienne sont des musulmans chiites et le gouvernement est dirigé par des fonctionnaires religieux à la ligne dure qui prêche une version stricte de l’islam.

Beaucoup de Juifs ont fui le pays après la Révolution islamique de 1979. Les Juifs qui avaient un lien avec Israël ont, par la suite, attiré l’attention.