L’Iran et Oman sont déterminés à développer leurs relations, en pleine crise entre des pays du Golfe et le Qatar, a affirmé mercredi le président iranien Hassan Rouhani en recevant le chef de la diplomatie omanaise.

« L’Iran et Oman ont eu durant des années des relations fraternelles et il faut les renforcer », a déclaré le président Rohani.

« Nos relations sont amicales, fortes et fraternelles et les dirigeants omanais croient qu’il faut les développer », a dit le chef de la diplomatie omanaise Youssef ben Alaoui ben Abdallah, selon le site du gouvernement iranien.

Sa visite de deux jours à Téhéran intervient dans un contexte de tensions dans le Golfe.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu depuis le 5 juin leurs relations avec Qatar et appliqué des sanctions économiques à l’émirat, exigeant notamment que Doha réduise ses relations avec l’Iran, grand rival de Ryad.

Oman, qui fait traditionnellement preuve de neutralité dans les affaires régionales, n’est pas impliqué dans la crise, la plus grave dans le Golfe depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Oman, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït).

M. Rohani a de nouveau critiqué mercredi les sanctions économiques imposées au Qatar par Ryad et ses alliés. Depuis leur mise en place, Téhéran a aidé Doha en augmentant ses exportations de produits alimentaires vers l’émirat.

« L’utilisation de la menace, des pressions et le blocus contre les voisins, notamment le Qatar, est une méthode erronée et tout le monde doit essayer de réduire ces tensions dans la région », a affirmé le président iranien.

Il a également dénoncé la « politique de certains pays de la région contre la Syrie, le Yémen et Bahreïn », sans nommer l’Arabie saoudite.

L’Iran dénonce régulièrement les bombardements de la coalition arabe menée par Ryad au Yémen, où Téhéran soutient les rebelles Houthis, et accuse aussi Ryad et ses alliés de soutenir les groupes rebelles et jihadistes en Syrie et en Irak.

Téhéran soutient politiquement et militairement les gouvernements syrien et irakien, notamment en envoyant des conseillers militaires, des armes et des volontaires.