L’Iran a mis en garde dimanche l’Arabie saoudite contre l’envoi de troupes en Syrie après le déploiement d’avions de combat saoudiens en Turquie, a rapporté la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam.

« Nous ne permettrons certainement pas que la situation en Syrie évolue conformément à la volonté des ‘pays rebelles’. Nous prendrons les décisions nécessaires le moment venu », a déclaré l’adjoint du chef d’état-major des forces armées, le général Massoud Jazayeri, à la chaîne Al-Alam.

Le journaliste lui demandait si l’Iran allait envoyer plus de conseillers militaires en Syrie en cas d’envoi de troupes saoudiennes dans ce pays et sur les risques de confrontation entre l’Iran et l’Arabie saoudite.

Ryad a déployé des avions de combat sur une base aérienne en Turquie pour officiellement « intensifier » ses opérations contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie.

Un responsable militaire saoudien a affirmé de son côté que le royaume était prêt à dépêcher des troupes au sol en Syrie dans le cadre de la coalition anti-jihadiste.

La Turquie a de son côté bombardé des positions kurdes syriens dans le nord de la Syrie, non loin de la frontière turque.

Principal soutien régional de la Syrie, l’Iran soutient financièrement et militairement le régime du président Bachar al-Assad, en envoyant sur place des « conseillers militaires » et des combattants qui se battent aux côtés de l’armée syrienne.

« Les terroristes qui se battent en Syrie sont les hommes de l’Arabie Saoudite ou des Américains ou encore des forces réactionnaires de la région », a déclaré M. Jazayeri. A partir « de quel pays, sinon la Turquie, ces terroristes entrent en Syrie? Quels pays, si ce n’est les pays réactionnaires arabes, les soutiennent? » a-t-il demandé. « Aujourd’hui, avec les victoires de l’armée syrienne et des forces populaires, ils veulent envoyer des troupes en Syrie, mais il s’agit d’un bluff et d’une guerre psychologique », a ajouté M. Jazayeri.

« L’Arabie Saoudite a utilisé tout ce qu’elle avait en son pouvoir, et aujourd’hui non seulement en Syrie mais aussi au Yémen elle a échoué », a-t-il ajouté.