Un conseiller du Guide suprême iranien Ali Khamenei a rendu hommage au Hamas lors d’une réunion samedi avec une délégation du groupe terroriste en visite à Téhéran et a dit que le Hamas n’abandonnait pas la lutte armée contre Israël.

« Nous vous félicitons pour avoir déclaré que vous ne laisserez pas les armes de côté et pour l’avoir décrit comme votre ligne rouge », a dit Ali Akbar Velayati, conseiller aux affaires internationales, selon l’agence de presse semi-officielle Fars.

Pendant une autre réunion samedi, l’amiral Ali Shamkhani, le secrétaire du Conseil national de sécurité de l’Iran, a transmis un message similaire au groupe terroriste, exprimant son espoir que le Hamas continue à être « un pionnier central de la résistance palestinienne », selon Press TV, une chaîne iranienne.

Pendant la réunion, Shamkhani a condamné les tentatives américaines et israéliennes de supprimer la question palestinienne de l’agenda international, selon la chaîne.

Ali Shamkhani (Crédit : capture d'écran YouTube)

Ali Shamkhani (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Les Etats-Unis et le régime sioniste se sentent menacés par tout changement d’équilibre au Moyen Orient en faveur du peuple régional et des gouvernements engagés dans la lutte contre le terrorisme, a dit Shamkhani. Ils cherchent à faire obstacle à la lutte contre le terrorisme en présentant des prétextes infondés, comme le blocage de l’influence régionale de l’Iran. »

Saleh al-Arouri, chef adjoint du Hamas qui dirige la délégation, a remercié l’Iran pour son appui et a souligné que des responsables en Cisjordanie et dans la bande de Gaza étaient intéressés par l’extension des relations avec Téhéran.

La délégation de cadres du Hamas a commencé vendredi sa visite en Iran, pour informer ses soutiens à Téhéran des efforts de réconciliation avec la faction palestinienne rivale, le Fatah, a indiqué un responsable du groupe terroriste à l’AFP.

Les deux factions palestiniennes ont signé un accord historique pour mettre fin à une décennie de conflit, et veulent former un gouvernement d’unité, avec d’autres mouvements.

Arouri a rejeté les trois conditions préliminaires posées par Israël pour ses relations avec un gouvernement d’unité intégrant le Hamas : le désarmement du Hamas, sa reconnaissance d’Israël et sa rupture de toutes relations avec l’Iran.

Saleh al-Arouri (Crédit : capture d'écran YouTube)

Saleh al-Arouri (Crédit : capture d’écran YouTube)

En ce qui concerne les deux premières demandes, il a déclaré que « nous n’en sommes pas à l’étape de la reconnaissance, mais à l’étape de la préparation de l’élimination de l’entité sioniste. » Pour la troisième demande, il a ajouté que « notre visite à Téhéran montre notre rejet des demandes d’Israël de rompre les relations avec [l’Iran]. »

La délégation du Hamas a également rencontré le président du parlement iranien, Ali Larijani.

« Les ennemis cherchent à vous abolir, à vous décrire comme un mouvement inefficace aux yeux de votre peuple. Il vous incombe de ne pas les laisser réussir leur volonté de division », a dit Larijani à la délégation du Hamas.

« Ce qui compte, c’est que les factions palestiniennes mettent leurs différences de côté et s’unissent contre l’entité sioniste », a-t-il ajouté.

Velayati, le conseiller de Khamenei, a déclaré que Téhéran allait augmenter son soutien aux groupes terroristes palestiniens.

« Nous voulons prouver à l’entité sioniste que les relations stratégiques entre l’Iran et la résistance palestinienne, représentée par le Hamas et le Jihad islamique, ne seront jamais rompues. En fait, le soutien de l’Iran à la résistance augmentera jour après jour », a-t-il dit.

« Nous pensons que le Hamas respecte les droits du peuple palestinien, et ne peut donc pas par conséquent abandonner les principes palestiniens fondamentaux, la résistance, et ses armes », a-t-il ajouté.