Les médias iraniens affirment que la République islamique a testé un missile sol-air S200 à longue portée.

L’article de presse indique que ces exercices militaires en Iran ont permis de tester également le système de missile de moyenne porté “Mersad”, déployé pour annihiler les forces aériennes d’agression simulées ainsi que le système de défense anti-missile “Talash”, abatteur de drones.

Le président américain Barack Obama a récemment autorisé la prolongation pour dix ans des sanctions contre l’Iran, mais s’est abstenu, de manière inattendue, de signer la loi qui renouvelle ces sanctions.

« L’extension de l’Iran Sanctions Act a force de loi sans la signature du président », a annoncé le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, dans un communiqué.

Le régime actuel de sanctions doit s’achever à la fin de cette année.

Le Sénat américain avait voté début décembre à une écrasante majorité pour une prolongation de 10 ans des sanctions contre l’Iran, une mesure bipartisane qui avait déjà été adoptée par la Chambre des représentants et qui devait être signée par Barack Obama.

Mais le président a laissé passer le délai de minuit avant l’expiration duquel il devait apposer sa signature, et la reconduction des sanctions pour dix ans, qu’il ne jugeait pas nécessaire, a eu force de loi.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry en face du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l'accord nucléaire iranien, le 1er juillet 2015, à Vienne, en Autriche. (Crédit : département d'État)

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry en face du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif pendant la négociation de l’accord nucléaire iranien, le 1er juillet 2015, à Vienne, en Autriche. (Crédit : département d’État)

L’Iran et les grandes puissances, dont les Etats-Unis, ont conclu en juillet 2015 un accord sur le dossier nucléaire iranien.

Après l’entrée en vigueur de l’accord en janvier, une partie des sanctions internationales contre l’Iran ont été levées. Mais Téhéran accuse les Etats-Unis d’empêcher une normalisation de ses relations économiques notamment bancaires avec le reste du monde.

Les Etats-Unis ont suspendu les sanctions anti-iraniennes liées au nucléaire, mais en imposent d’autres liées au non-respect des droits de l’Homme par Téhéran, à son soutien au « terrorisme » au Moyen Orient et à son programme de missiles balistiques.

Les sanctions américaines pénalisent le secteur bancaire iranien ainsi que les industries de l’énergie et la défense. De ce fait, les retombées économiques de l’accord nucléaire ont été beaucoup moins prometteuses qu’espéré par l’Iran.

Obama avait estimé que le renouvellement des sanctions américaines ne ferait pas une grande différence car la Maison Blanche continuera de suspendre toutes les sanctions liées au programme nucléaire de l’Iran.

« L’administration actuelle a clairement dit qu’une reconduction de l’Iran Sanctions Act, tout en n’étant pas nécessaire, est tout à fait cohérente avec nos engagements » prévus par l’accord sur le nucléaire, a souligné Earnest.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a affirmé jeudi que la poursuite de l’application de l’accord sur le nucléaire demeurait « un objectif stratégique prioritaire » pour les Etats-Unis.

Kerry a répété la position de la Maison Blanche selon laquelle le renouvellement des sanctions n’était pas nécessaire, estimant qu’avec ou sans les sanctions, les Etats-Unis pouvaient surveiller toute violation iranienne de l’accord sur le nucléaire et pouvaient imposer à nouveau des sanctions dans ce cas.

Le président iranien, Hassan Rouhani, avait alors ordonné aux experts d’entamer « la conception » de navires à propulsion nucléaire, en réaction au renouvellement des sanctions américaines pour dix ans, qu’il a qualifié de « violation » de l’accord nucléaire.