L’Iran rouvre tous ses postes-frontières avec le Kurdistan irakien
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L’Iran rouvre tous ses postes-frontières avec le Kurdistan irakien

La République islamique avait décidé de fermer ses points de passages transfrontaliers en représailles au référendum d'indépendance organisé le 25 septembre

Des étudiants kurdes irakiens de l'université Salahddin brandissent des drapeaux turques à Arbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, le 11 décembre 2017. (Crédit : AFP / SAFIN HAMED)
Des étudiants kurdes irakiens de l'université Salahddin brandissent des drapeaux turques à Arbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, le 11 décembre 2017. (Crédit : AFP / SAFIN HAMED)

L’Iran a rouvert tous ses postes-frontières avec le Kurdistan d’Irak fermés après le référendum controversé d’indépendance dans cette région, a annoncé lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne.

« Les postes-frontières sont rouverts », a déclaré à l’AFP Bahram Ghassemi faisant référence aux deux des trois points de passage transfrontaliers avec cette région du nord de l’Irak encore fermés.

M. Ghassemi n’a pas précisé la date d’entrée en vigueur de cette mesure.

Le poste-frontière de Bashmaq, reliant l’Iran à Souleimaniyeh, une des principales villes du Kurdistan irakien, avait été rouvert fin octobre, mais ceux de Haji Omran et Parwezkhan avaient alors été maintenus fermés.

L’Iran avait décidé de fermer ses postes-frontières avec la région du Kurdistan irakien en représailles au référendum d’indépendance organisé le 25 septembre dans cette région, contre l’avis de Bagdad.

La Turquie et l’Iran, voisins de l’Irak qui comptent eux aussi une forte minorité kurde, avaient également fait pression sur les autorités d’Erbil pour empêcher la tenue de ce référendum.

Le pouvoir central à Bagdad et le Kurdistan sont en crise ouverte depuis la tenue de cette consultation où le « oui » à l’indépendance l’a emporté avec près de 93 % des voix.

Le 20 novembre, la Cour suprême irakienne a jugé que le référendum kurde était anticonstitutionnel.

Lors d’une visite à Paris, le Premier ministre de la région autonome kurde d’Irak, Nechervan Barzani, a déclaré le 2 décembre que les Kurdes « respectaient » cette décision.

M. Barzani a également assuré n’avoir « aucun problème avec le gouvernement fédéral au sujet du contrôle des frontières » après que Bagdad eut exigé de reprendre en main celles encore contrôlées par les Kurdes avant le référendum.

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