Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé mercredi le président syrien Bashar el-Assad de la violation du cessez-le-feu à Alep. Il avait pour objectif de permettre aux civils et aux combattants rebelles de quitter la ville.

Selon la Deuxième chaîne, Erdogan a annoncé qu’il comptait parler de la rupture de la trêve au président russe Vladimir Poutine, un allié crucial d’Assad.

Le Hezbollah, groupe terroriste chiite libanais, a pour sa part affirmé mercredi que tout accord de cessation des combats à Alep devrait inclure toutes les parties, notamment l’Iran et la Russie, a annoncé le site d’informations Walla.

Les forces du Hezbollah participent aux combats en Syrie aux côtés du régime d’Assad et de ses alliés.

Selon le Hezbollah, 15 000 personnes tentent de quitter Alep, dont 4 000 combattants rebelles.

Plusieurs responsables politiques et militaires iraniens ont salué mercredi la « libération » d’Alep, la grande ville du nord de la Syrie, alors que l’armée syrienne a repris ses raids contre des rebelles isolés s’y trouvant encore.

Le ministre de la Défense, le général Hossein Dehghan, a appelé son homologue syrien Fahd Jassem al-Freij afin de « féliciter le peuple et le gouvernement syriens pour les victoires de l’armée syrienne et des forces de la résistance pour libérer la ville d’Alep des mains des terroristes », a rapporté la télévision d’Etat.

L’Iran soutient politiquement, financièrement et militairement le régime du président Bachar al-Assad en envoyant sur place des conseillers militaires et des « volontaires » qui combattent aux côtés de l’armée syrienne.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a également salué « les victoires des enfants valeureux de la région qui ont fait reculer les terroristes (…) de sorte que l’importante ville d’Alep a été libérée et que bientôt Mossoul le sera également », en référence au fief du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak, sous le coup d’une offensive des forces progouvernementales.

A Téhéran, des panneaux sont apparus portant l’inscription suivante : « La lutte contre les Etats-Unis a encore payé. Alep a été libérée ». Ils portaient la signature des Gardiens de la révolution, armée d’élite d’Iran, et de la mairie de Téhéran.

Le général Yahya Safavi, haut conseiller du guide suprême Ali Khamenei et ancien chef des Gardiens de la révolution, a affirmé que désormais « l’Iran agit comme la première puissance de la région ».

« La coalition entre l’Iran, la Russie, la Syrie et le Hezbollah (libanais) a permis la libération d’Alep et libérera prochainement Mossoul (…). Cette coalition est en train de l’emporter (…) ce qui renforcera encore le poids politique de la République islamique d’Iran dans la région », a-t-il dit.

« Le nouveau président américain élu (Donald Trump) devra accepter cette réalité que l’Iran est la première puissance dans la région », selon lui.

Les Etats-Unis participent à une coalition internationale soutenant une partie des rebelles syriens.