Le Croissant rouge iranien va envoyer samedi au Yémen un navire avec un chargement de 2 500 tonnes d’aide humanitaire, a annoncé son directeur général Ali Asfar Ahmadi, cité par l’agence officielle Irna.

« Le navire avec 2 500 tonnes d’aide humanitaire est actuellement en train d’être chargé dans le port de Bandar Abbas », dans le sud de l’Iran, a annoncé Ahmadi, en précisant que le trajet prend « dix jours en situation normale ».

« Nous avons informé par fax les responsables du Croissant rouge saoudien » à propos de l’envoi de ce navire qui a été baptisé « sauvetage », a-t-il ajouté.

Des membres du Croissant rouge iranien seront envoyés « pour aider la population yéménite », a-t-il ajouté.

Le 28 avril dernier, des avions de chasse de la coalition menée par l’Arabie saoudite avaient détruit la piste de décollage de l’aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles chiites, après qu’un avion d’aide humanitaire iranien voulant s’y poser eut « bravé » l’interdiction de survoler le Yémen.

L’Iran soutient les rebelles Houthis, visés quotidiennement par des raids aériens de la coalition arabe depuis le 26 mars, mais Téhéran dément leur apporter toute aide militaire.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a dénoncé mercredi le soutien des Etats-Unis aux « crimes » commis selon lui par l’Arabie saoudite au Yémen, assurant que les rebelles chiites n’avaient pas besoin de l’aide militaire de Téhéran.

Le gouvernement saoudien « massacre la population innocente, les femmes et les enfants au Yémen sous prétexte qu’ils soutiennent telle personne et les Américains soutiennent ces crimes immenses », a déclaré le numéro un iranien, selon son site officiel.

Les relations entre l’Iran et l’Arabie saoudite sont très tendues depuis le lancement de l’opération militaire contre les rebelles. Les autorités iraniennes ont annoncé des manifestations vendredi à travers le pays contre « les crimes » du gouvernement saoudien et pour soutenir la population yéménite.

Téhéran et Ryad, chef de file des monarchies arabes sunnites du Golfe, s’opposent aussi à propos des crises en Syrie, en Irak, au Liban et à Bahreïn.