La chef israélienne des négociations et ministre de la Justice, Tzipi Livni, a adopté un ton solennel sur Facebook mercredi soir, qualifiant l’accord de réconciliation signé entre le Hamas et le Fatah de « mauvaise mesure. »

L’accord, par lequel les factions rivales palestiniennes ont convenu de former un gouvernement d’union nationale dans les cinq prochaines semaines et d’organiser de nouvelles élections dans les six mois suivants, a été immédiatement critiqué par Israël et les Etats-Unis.

Le bureau du Premier ministre a annulé une réunion prévue dans la soirée entre Livni, le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat et le médiateur américain Martin Indyk.

« A cette heure même, je devais participer à une réunion avec les Palestiniens afin de poursuivre les négociations, alors qu’il y avait eu des progrès hier », a écrit Livni sur Facebook .

« L’accord de réconciliation que Mahmoud Abbas a signé avec le Hamas est une mauvaise mesure, qui a non seulement provoqué l’annulation de la réunion, mais a également jeté une ombre sur la possibilité de progresser .

« Nous avons le devoir, même si nous voulons la paix, de ne pas cesser de regarder la réalité en face : le Hamas est un mélange d’idéologie musulmane extrémiste et de terrorisme, qui ne reconnaît pas notre droit à l’existence. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé le secrétaire d’État des États-Unis John Kerry pour se plaindre de l’accord, selon un haut responsable gouvernemental .

Netanyahu a affirmé à Kerry que la réconciliation du Fatah avec le Hamas était un « modus vivendi palestinien », selon le responsable. « Quand arrive le moment de prendre des décisions, les Palestiniens fuient », aurait affirmé le Premier ministre à Kerry.

« Celui qui veut la paix avec le Hamas n’est pas intéressé par la paix avec Israël. »

« Celui qui veut la paix avec le Hamas n’est pas intéressé par la paix avec Israël. »

Benjamin Netanyahu

Le responsable n’a pas fait état de la réponse de Kerry.

« Les exigences internationales, basées sur les trois conditions fixées par le Quartet, doivent être respectées », a ajouté Livni sur Facebook.

« La reconnaissance d’Israël, la fin de la violence et la reconnaissance de tous les accords précédemment signés entre Israël et les Palestiniens. Cela est et reste ma position claire et cohérente .

« Face à nous se présente un défi nouveau et compliqué qui, je le crains, sert les extrémistes. »