La ministre de la Justice Tzipi Livni a présenté vendredi au Premier ministre Benjamin Netanyahu une proposition diplomatique pour mettre fin aux combats dans la bande de Gaza et incluant une reprise des négociations de paix avec l’Autorité palestinienne.

Son plan inclurait, dans cet ordre, un cessez-le-feu ; le transfert immédiat de l’aide humanitaire à Gaza ; autant d’ « étapes » qui répondraient aux exigences de sécurité d’Israël, tout en répondant aux besoins économiques des habitants de Gaza ; la reconnaissance de la règle de l’Autorité palestinienne sur Gaza de superviser un ensemble de forces armées ; la mise en place d’un système de l’Autorité palestinienne qui permettrait d’assurer des fonds et de l’aide aux civils et non aux chefs terroristes ; l’ouverture des points de passage avec Gaza et la mise en place simultanée d’un système qui interdirait le transfert des matières premières, telles que le béton, à des fins terroristes ; et le renouvellement des pourparlers de paix avec l’Autorité palestinienne.

Livni a dit à la Deuxième chaîne qu’elle a soumis la proposition au cabinet de sécurité pour approbation.

« Les mesures que nous cherchons n’ont pas besoin de l’approbation du Hamas. Si le Hamas avait voulu la levée du blocus depuis 2007 [quand il a pris le pouvoir] il avait le choix. Il aurait mis fin à la violence, aurait reconnu les accords connus [signés entre Israël et les Palestiniens, y compris en renonçant au terrorisme] et reconnu Israël en tant qu’Etat juif ».

« Le Hamas ne veut pas vraiment la fin du blocus. Il veut sa légitimité comme une organisation terroriste qui gouverne la bande de Gaza. Et Israël n’acceptera pas cela », a-t-elle dit lors de l’entretien.

Livni a déclaré qu’Israël devait continuer à fonctionner militairement tant que le Hamas tirait sur les villes israéliennes. Elle n’a pas exclu l’envoi de forces terrestres de nouveau dans la bande de Gaza. « Toutes les options militaires, de mon point de vue, sont de retour sur la table depuis que le Hamas s’est remis à tirer » a-t-elle confié.

« Nous voulons parvenir à un accord non pas avec ceux qui ​​nous tirent dessus, mais avec ceux qui n’ont pas recours à la violence et à la terreur [contre nous] » a-t-elle ajouté. « La plupart des membres du gouvernement comprennent que si le Hamas est le problème – et il l’est – alors Mahmoud Abbas et ceux qui n’utilisent pas la terreur contre nous font partie de la solution » a expliqué Livni.

« Au lieu de s’engager dans ce bazar de savoir quoi donner au Hamas pour qu’il se calme, tournons-nous vers d’autres opportunités, nous devons penser en dehors de la boîte », a-t-elle ajouté.

La trêve de 72 heures qui est entrée en vigueur mardi matin a duré jusqu’à vendredi matin lorsque le Hamas a renouvelé ses tirs de roquettes et que l’armée israélienne, après avoir attendu 2 heures et demie, a répondu par des frappes aériennes. Le Hamas a tiré environ 50 roquettes sur Israël à partir de vendredi soir.