Tzipi Livni, députée de l’Union sioniste, a taxé lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de « mou » pour avoir soutenu et envoyé des messages contradictoires au sujet d’un projet de constructions de milliers de logements dans la ville palestinienne de Qalqilya, qui a été approuvé par le cabinet de sécurité l’an dernier.

Au début de la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire à la Knesset, Livni a accusé Netanyahu de « mollesse […]. Le dénominateur commun entre l’histoire de Qalqilya, le [nouvel] audiovisuel public et même le [combat] au département [d’oncologie pédiatrique] à Hadassah, c’est un Premier ministre incapable de défendre ses propres décisions. »

Le projet de Qalqilya prévoit la construction de 14 000 logements sur 250 hectares de terrains dans la Zone C de Cisjordanie, contrôlée par Israël, ce qui doublerait potentiellement sa population, de 50 000 à 110 000 personnes.

En réaction à ce reportage, et face à l’opposition des dirigeants des implantations, le bureau du Premier ministre a déclaré mercredi dernier que le projet avait été « soumis au ministre de la Défense l’an dernier et approuvé par le Cabinet ». Depuis, a-t-il souligné, « plus de 10 000 logements ont été approuvés pour les communautés juives ».

Une carte de la ville palestinienne de Qalqilya. La zone colorée représente le projet d'extension. (Crédit :autorisation du Conseil régional de Samarie)

Une carte de la ville palestinienne de Qalqilya. La zone colorée représente le projet d’extension. (Crédit :autorisation du Conseil régional de Samarie)

Mais le bureau de Netanyahu affirme désormais que le ministre de la Défense n’avait pas soumis au cabinet l’ensemble des détails de ce projet, maintenant très controversé, avant le vote ministériel de l’an dernier.

Livni a également condamné la perquisition de la police dans la maison d’édition de Yedioth Aharonoth, qu’elle a qualifié de « problématique ». Elle a demandé des explications.