La ministre de la Justice Tzipi Livni s’est engagée mercredi à « combattre sans relâche et à punir sévèrement » les auteurs des attaques anti-palestiniennes commises par des Juifs nationalistes du mouvement « Prix à payer.»

Les hommes, originaires de l’implantation de Havat Gilad dans le nord de la Cisjordanie, ont été accusés d’avoir mis le feu à deux voitures palestiniennes dans le village de Farata et d’avoir tagué des étoiles de David sur les murs du village.

Les activistes d’extrême-droite ont cherché à diffuser leur idéologie  « en faisant régner la peur sur les décisions gouvernementales et en semant la terreur au sein de la population palestinienne », selon un communiqué du Shin Bet, qui a mené l’enquête.

« Je souhaite féliciter les forces de l’ordre pour leur lutte contre le phénomène du prix à payer », a annoncé Livni dans un communiqué. « Nous combattrons sans relâche et punirons sévèrement les criminels du prix à payer. »

« C’est un crime nationaliste horrible, guidé par la haine et destiné à heurter nos sensibilités, à inciter à la violence et à saper les négociations [de paix] », a-t-elle ajouté. « Israël est un Etat de droit, et notre société est fondée sur les valeurs démocratiques d’égalité et de tolérance. Nous sommes déterminés à ce qu’elle le reste.»

Les trois hommes qui attendent d’être jugés sont Yehuda Landsberg, Binyamin Richter et Yehuda Savir.

Au cours des dernières années, les villages proches de Naplouse et d’autres parties du nord de la Cisjordanie ont été le théâtre d’attaques du mouvement « Prix à payer », qui ont visé des maisons et des lieux saints palestiniens. L’armée, la police et le Shin Bet tâchent de faire juger leurs auteurs présumés.

En plus de porter atteinte aux Palestiniens, les attaques ont également contraint les services de renseignement à mobiliser des « effectifs considérables » pour lutter contre le phénomène et ont causé de « graves dommages à l’image d’Israël sur la scène internationale », indique le Shin Bet.