La ministre de la Justice Tzipi Livni reporte mercredi, pour la deuxième fois cette semaine, le débat sur la controversée « loi Zoabi », s’attirant les foudres du parti Israël Beytenu, à l’origine du projet de loi.

Surnommé d’après la députée arabe israélienne du parti Balad Hanin Zoabi, le projet de loi vise à sanctionner l’incitation à la haine de membres de la Knesset.

Zoabi a honteusement participé en 2010 à la flottille qui cherchait à briser le blocus israélien de Gaza, où neuf militants pro-palestiniens turcs ont trouvé la mort.

En juin, elle a déclaré que ceux qui ont kidnappé puis assassiné Naftali Fraenkel, Gil-ad Shaar et Eyal Yifrach n’étaient pas des « terroristes ». Elle a également exprimé des opinions pro-Hamas pendant la guerre avec Gaza pendant l’été.

Selon le texte du projet de loi, « un député qui, en temps de guerre ou d’action militaire contre un Etat ennemi ou une organisation terroriste, montre un soutien public à la lutte armée contre l’Etat d’Israël, termine son mandat à la Knesset le jour où celle-ci décide, par la majorité de ses membres et recommandation de la commission de la Chambre de la Knesset, que les commentaires publiés comprennent les expressions susmentionnées de soutien ».