Les députés du Likud fulminent dimanche devant les remarques faites la veille par la chef du parti Hatnua Tzipi Livni à l’encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une émission satirique politique. Un ministre a même accusé Livni d’être « droguée ».

Livni, congédiée par Netanyahu de son poste de ministre de la Justice le mois dernier et qui s’est depuis unie au parti travailliste avant les élections de mars, est apparue dans l’émission de satire politique « Etat de la nation » samedi soir.

Se référant à son accord avec le chef travailliste Isaac Herzog, dans lequel les deux occuperaient tour à tour le poste de Premier ministre s’ils devaient former un gouvernement, Livni a tancé Netanyahu en disant : « Deux Premiers ministres potentiels valent mieux qu’un Premier ministre impuissant ».

Elle a continué de plaisanter, disant qu’ensemble, elle et Herzog partageaient les tâches telles que la vaisselle et la lessive, avant d’ajouter, dans une référence claire à Netanyahu : « Mais nous sortons tous deux les poubelles ensemble ».

Dans une pique finale, Livni a abordé la cause de la dissolution du gouvernement de Netanyahu, en partie le projet de loi du ministre des Finances d’alors Yair Lapid d’offrir des appartements sans TVA aux premiers propriétaires.

« La vérité est que Bibi [Netanyahou] a affirmé que nous nous dirigeons vers des élections en raison de la TVA zéro», dit-elle. «J’ai pensé qu’il y avait bien un zéro dans cette histoire, mais ce n’était pas la TVA. »

Le ministre des Transports Yisrael Katz, furieux, a répondu aux remarques de Livni dimanche matin, demandant : « Livni se drogue-t-elle ? »

« Hier, nous avons vu un personnage étrange qui lançait des insultes sans précédent au Premier ministre », a déclaré Katz.

« Depuis qu’elle a perdu le contact avec [le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas] elle est détraquée. Elle est accro au contact avec les Palestiniens – elle ne peut se désintoxiquer ».

Miri Regev du Likud a également commenté sur Facebook les remarques de Livni.

« Elle a du mal à trouver un dépotoir qui acceptera la poubelle qu’elle a laissée derrière elle dans les dernières Knessets, » a pointé Regev. « Je dis cela au nom de la liberté de satire, en réponse à ses déclarations peu drôles dans l’ ‘État de la nation’. »